Mauvaise chute à Éghezée : la propriétaire doit s’expliquer

La propriétaire d’un immeuble est poursuivie pour coups et blessures involontaires. On lui reproche de ne pas avoir fait le nécessaire pour sécuriser l’immeuble.

Samuel Husquin
 Contrairement à cette maison, la porte-fenêtre de l’immeuble éghezéen n’était pas sécurisée par un garde-corps.
Contrairement à cette maison, la porte-fenêtre de l’immeuble éghezéen n’était pas sécurisée par un garde-corps. ©david-bgn – stock.adobe.com 

Voir arriver un tel dossier devant le tribunal correctionnel, cela en étonne plus d’un, le juge y compris.

Ingrid est en effet poursuivie au pénal dans un dossier qui a plutôt les allures d’une affaire civile.

L’Eghezéenne est propriétaire d’un immeuble à appartements. En 2017, l’un de ses locataires va malheureusement faire une chute, ce qui provoquera des blessures sérieuses.

Qu’est-il reproché à la quinquagénaire, présentée comme civilement responsable ? Elle n’aurait pas effectué des travaux de sécurisation des lieux. Dany est tombé de la porte-fenêtre et celle-ci n’était pas équipée de garde-corps.

L’immeuble a été construit en 2005. "On n’a jamais eu de plainte ni de remarque ", fait valoir l’Eghezéenne qui elle aussi… tombe un peu des nues.

Me Bernès, avocat de l’Eghezéenne, s’étonne aussi que, dans cette affaire, la plainte ait été déposée un an après les faits.

"On ne savait pas vraiment qui était propriétaire. On ne parvenait pas à contacter le gérant", explique-t-on du côté de la partie civile. "Quand on cherche, on trouve", tranche le juge Thomas Henrion. "Ce n’est pas comme si c’était du grand banditisme avec des fugitifs en cavale."

Ingrid ajoute encore que, directement après les faits, elle a contacté son assureur et a fait installer un garde-corps pour sécuriser ainsi la porte-fenêtre.

Le jour des faits, Dany n’était pas seul dans l’appartement. Des noms sont cités, mais ces personnes n’ont pas été entendues. Le tribunal estime que ces témoignages auront aussi tout leur intérêt et on fera donc venir, devant la barre, ces personnes qui pourraient donner des explications sur le déroulement des faits, ce jour de 2017. Tout le monde se retrouvera ainsi devant le tribunal correctionnel le 20 mars prochain. Avec l’espoir d’y voir un peu plus clair.

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