Altercation pour un masque mal porté entre deux clients d'un supermarché à Beauraing

Le prévenu, sous l’influence de l’alcool, n’a pas apprécié qu’une autre cliente du supermarché lui fasse une remarque.

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Altercation pour un masque mal porté entre deux clients d'un supermarché à Beauraing

Une altercation entre deux clients d’un supermarché, un homme et une dame, a eu lieu le 15 mai 2021. Motif ? Le premier ne portait pas bien son masque, alors encore obligatoire dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

La caissière lui avait fait une première remarque à ce sujet. Mais il n’en a pas tenu compte. Une cliente de 50 ans qui patientait à la caisse voisine s’en est mêlée. "Était-ce son rôle ? Elle n’en avait que pour moi. Ça a bien duré deux ou trois minutes. Le ton est monté. Elle a eu une injure de trop à mon égard et je l’ai poussée au niveau de l’épaule. Personne n’a été malin dans cette histoire, moi le premier", explique le prévenu.

Les faits ont été filmés par les caméras de surveillance du commerce. Les vidéos ont été visionnées par les policiers. Ceux-ci indiquent qu’après une première poussée légère, la cliente a réagi par un doigt d’honneur. Le prévenu l’a alors repoussée une seconde fois plus violemment contre une armature métallique. Il lui aurait aussi craché dessus à deux reprises, ce que conteste l’intéressé.

"Après ces faits, il était temps de poursuivre monsieur", précise le parquet de Namur. Un dossier de menaces et injures qui avait déjà atterri dans les bureaux du ministère public a refait surface. Les faits remontent à août 2019. "Monsieur a rencontré une dame à la braderie de Beauraing et s’est très vite montré oppressant. Il n’a pas accepté d’être éconduit et l’a traitée de pute, lui a dit que ce n’était pas des bonnes manières en Belgique et qu’il allait lui montrer, avec quelques potes, comment on respecte les gens. Il lui a aussi téléphoné à 4h00 du matin pour lui dire de bien fermer sa porte", ajoute le ministère public.

Dans les deux cas, les faits ont été commis dans un contexte de consommation d’alcool. Une addiction qui a déjà occasionné au Beaurinois pas mal de soucis dans son parcours de vie. En ce sens, le parquet de Namur a requis dix-huit mois de prison avec sursis probatoire. Le principal intéressé, qui a déjà mis des choses en place pour maintenir la tête hors de l’eau, sollicite une peine de travail. Jugement le 13 décembre.