Couvin: le visage entaillé à coups de canette, 8 cm de balafre et vingt points de suture

Jaloux d’un rival trop empressé, un Couvinois (né en 1990) l’a frappé au visage avec sa canette de bière. Le Parquet requiert 20 mois,

Catherine Dethine
Couvin: le visage entaillé à coups de canette, 8 cm de balafre et vingt points de suture
«J’ai ouvert ma canette de bière et je l’ai utilisée pour le frapper.» ©amawasri – stock.adobe.com

Lorsque Julien, prévenu dans ce dossier, et sa compagne font la connaissance de Dimitri, ils sont en couple depuis environ 6 ans. Néanmoins, il ne faut guère plus de trois semaines pour que Julien apprécie de moins en moins cet "ami" qui se montre un rien trop entreprenant avec sa moitié.

Après les messages et les menaces, Julien est passé à l’acte. C’était le 2 janvier 2019, à Couvin. Il a frappé violemment la victime au visage au point de lui occasionner une balafre de 8 cm à la joue, nécessitant une vingtaine de points de suture.

Le prévenu le reconnaît. Cette histoire de rapprochement entre sa compagne et la future victime, "ça ne m'a pas plu". Deux jours avant les faits, il lui envoie des SMS de menaces. Et le 2 janvier, c'est l'escalade. Il reconnaît le coup. Mais, contrairement à ce qu'affirme le Ministère public, le coup porté au visage n'a pas été commis avec le cutter retrouvé un peu plus loin de la scène de coups.

"J'ai ouvert ma canette de bière et je l'ai utilisée pour le frapper. À l'époque, je ne pesais rien. Je consommais des stups. Je me suis défendu."

Néanmoins, ses antécédents ne lui sont guère favorables. En 2017, il est condamné à un an pour un vol avec violence. Il est donc en état de récidive. Il a aussi été inquiété dans un dossier de drogue. Condamné à une peine de travail, il ne l’a pas terminée et se retrouve avec un bracelet électronique.

«Une joue pendante»

La substitute Vinciane Samain rappelle les faits du 2 janvier 2019: "un visage défiguré, une plaie de 8 cm de long et une joue pendante. Il a aussi le majeur cassé". Avant cela, il y a une quinzaine de messages dont des menaces de mort. Entre les deux hommes, le climat était plutôt tendu. Elle requiert 20 mois et une peine d'amende ou une peine assortie d'un sursis probatoire.

La défense, assurée par Me Sandrine Henrion, rappelle que le jour des faits, c’est la victime qui est venue chez le couple. Les deux hommes vont sortir pour discuter. Le conseil rappelle qu’une analyse ADN a été effectuée sur les deux armes retrouvées: la canette et le cutter. Et seule la canette portait l’ADN du prévenu. Quant au doigt cassé, la victime le doit au coup de poing qu’il a donné à son adversaire. Elle sollicite une peine de travail et, à titre subsidiaire, des conditions probatoires. Le jugement sera rendu le 24 mars.

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