Il récidive et invite des mineurs à boire et fumer chez lui

Le tribunal le condamne à un an de prison et révoque le sursis probatoire dont il faisait l’objet dans un dossier à caractère pédopornographique.

C. Det.

Lorsque la police débarque dans un appartement de Ciney dans la nuit du 10 au 11 juillet 2020, elle retrouve le propriétaire des lieux affalé dans son divan et "profondément endormi ". Un état dû sans doute à la consommation d'alcool ingurgitée quelque temps auparavant en compagnie de jeunes dont certains ont moins de 16 ans, voire moins de 14 ans pour l'un d'eux. On reproche à cet homme de leur avoir prêté un local pour faciliter la consommation de drogue (speed, cannabis, etc.) et d'alcool.

Une prévention qui tombe plutôt mal si on sait que le prévenu, âgé de 62 ans, a été condamné à 18 mois avec sursis probatoire d’une durée de 5 ans en 2018 dans un dossier de pédopornographie. Parmi les conditions à respecter: ne plus se trouver en présence de mineurs sans être accompagné d’adultes. Conditions qui n’ont pas été respectées. Outre la révocation du sursis obtenu en 2018, il écope d’un an de prison ferme.

Cette nuit du 10 au juillet 2020, des jeunes sont donc venus chez lui en passant par la porte de la véranda, restée ouverte. Les jeunes auraient fumé du cannabis et apporté des bouteilles. Le prévenu aurait fourni une eau-de-vie maison. Entre-temps, certains seraient partis pour acheter du speed. Mais le prévenu ne s’en souvient pas. Du côté du Parquet, on rappelle que, si la police est venue, c’est parce que des jeunes ont fait du grabuge. Huit d’entre eux ont été interceptés et entendus. Selon leurs dires, c’est le prévenu qui les a invités chez lui. Et avoir deux jeunes à peine majeurs sous influence ne constitue pas une preuve du respect des conditions du sursis. De quoi requérir, outre la révocation du sursis, deux ans et 1 000€ d’amende.

La défense sollicitait, pour sa part, l’acquittement. Elle n’a pas été suivie par le tribunal.