L’anniversaire tourne au pugilat, six dents en moins

Le prévenu écope d’une peine de 120 heures de travail. En cas de non-exécution, il devra exécuter 12 mois de prison.

C. Det.

Les faits s'inscrivent dans le cadre de l'anniversaire d'une amie du prévenu, le 7 novembre 2020, à Beauraing. Un anniversaire auquel assistent des amis et le fils de l'amie. Au cours de la fête, le prévenu fait une blague à l'adresse de son amie. Et cela, le fils ne l'apprécie guère. "J'ai voulu le mettre dehors", explique le prévenu. Et c'est en empoignant le jeune homme qu'un coup se serait perdu. Une version contredite par des témoins qui ont clairement vu un coup de boule.

De passage, le père du fiston demande des explications. "Comme il y avait du bruit, on est rentré à la maison." Et c'est là que la situation se dégrade. Selon le conseil du père et du fils, constitués parties civiles, "mon client a bien cru qu'il ne s'en sortirait pas vivant. Il a fait l'objet d'un véritable acharnement". L'homme a perdu 6 dents dans l'agression et souffre d'un handicap esthétique.

Le Parquet, représenté par le substitut Mme Samain rappelle, qu’à l’arrivée des policiers de la zone Houille-Semois, ceux-ci n’ont pu que constater l’arcade sourcilière éclatée du fils et l’état du père. Le prévenu ne conteste d’ailleurs pas les faits. Elle requiert un an de prison et 100€ d’amende sans s’opposer à un sursis probatoire ou à une peine de travail de 120 heures, au minimum.

Me Graziella Martini, qui assure la défense du prévenu, ne trouve aucune excuse à son client. Âgé de 27 ans, il n'a pas le profil de quelqu'un d'impulsif. Pour l'avocate, il faut se remettre dans l'ambiance générale: "Une fête où on boit depuis plusieurs heures." Entre la victime et son agresseur, les contacts viennent de se renouer. Elle sollicite une peine de travail. Demande rencontrée.