La Lesse plus sale sans kayak

Olivier Pitance en est convaincu: la Lesse est plus sale sans les kayaks. D’après lui d’ailleurs, lors des périodes de sécheresse (lorsqu’il n’y a pas de kayak sur l’eau donc), les bords de Lesse sont moins entretenus car personne ne ramasse les détritus.

Lorsque l’activité tourne, des rondes de ramassage sont organisées. «Dire que la rivière est un dépotoir est faux. On passe au minimum deux fois par semaine, précise Olivier Pitance. On ramasse en moyenne trois sacs-poubelle sur 12 kilomètres. Et on ramasse les crasses de tout le monde. Y compris les déchets des promeneurs, etc. Je ne pense pas que les kayakistes soient plus sales que d’autres. Si on compare avec les routes wallonnes, on y ramasse un sac rempli tous les 100 mètres… Nous sommes une entreprise régionale, consciente de ses responsabilités. Nous avons aussi envie que notre environnement soit préservé.» Pour lui, les kayaks sont «une solution, plutôt qu’un problème.» Il ajoute: «Je pense qu’il vaut mieux avoir une gestion encadrée comme nous plutôt que de lâcher 1 000 personnes sans accompagnement dans la nature.» Il précise que le tri sélectif, notamment, est installé partout. «En trois ans, nous avons aussi posé 550 panneaux photovoltaïques pour alimenter nos installations d’Anseremme, l’hôtel, les bureaux, les salles de réunion. On fait de solides efforts.»