Ciney: 20 mois avec sursis pour des coups et des menaces à l'encontre de son ex-compagne

Un homme né en 1994 était poursuivi pour des violences conjugales commises en 2021 et 2022 à Ciney

S.M.

Il a écopé, ce jeudi matin, de vingt mois de prison assortis d’un sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive déjà subie. La victime a déposé plainte à son encontre le 5 mars 2022. Elle disait avoir reçu, la veille, 30 à 40 coups sur tout le corps, ce qui a justifié la mise sous mandat d’arrêt.

Lors de l’audience, le prévenu a reconnu avoir été l’auteur de violences mais contestait avoir porté autant de coups. Il les justifiait par les infidélités de sa compagne à qui il avait déjà mis une gifle en décembre 2021. "Je venais d’apprendre qu’elle me trompait. Je l’ai mal pris et elle n’a pas voulu qu’on en discute. Le 4 mars, j’ai appris de nouvelles choses. J’avais bu un verre, j’ai déraillé", disait-il.

L’homme a été libéré sous conditions, après quelques mois de préventive. Une chance qu’il n’a pas su saisir. Le 7 juillet 2022, il a saccagé l’intérieur de la maison de son ex-compagne alors qu’il allait récupérer ses affaires. Un mois plus tard, il dégradait la porte d’entrée de l’appartement du nouveau compagnon de la femme, et menaçait ce dernier. Ce qui a justifié la délivrance d’un nouveau mandat d’arrêt à son encontre.

Le prévenu et son conseil parlaient d’un accident de parcours dans le cadre d’une relation toxique. Une peine de probation autonome avait été sollicitée mais le tribunal n’a pas fait droit à cette demande, compte tenu de la nature des faits et du profil du prévenu. "Une telle mesure pourrait être perçue comme une absence de sanction." Des conditions très strictes assortissent le sursis accordé. Parmi celles-ci : ne plus consommer de stupéfiants, suivre une formation de gestion de la violence et suivre un traitement psychologique visant à gérer son impulsivité.

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