Intoxication au camp des scouts de Roux à Beauraing: «les jeunes vont bien», rassurent leurs chefs

La nuit de mardi à mercredi a été agitée dans un camp scout à Felenne. Cinq jeunes de l’unité de Roux (Charleroi) ont dû être hospitalisés suite à une intoxication. Les nouvelles sur leur état de santé sont rassurantes

La Rédaction de l’Avenir
Le camp de la 94ème unité des scouts de Roux a été suspendu pour 48 heures.
Le camp de la 94ème unité des scouts de Roux a été suspendu pour 48 heures. ©EdA

Mercredi matin, les visages des responsables de la 94ème Unité de Roux (Charleroi), installés en camp à Felenne, étaient assez tirés. C’est que la nuit de mardi à mercredi a été longue et mouvementée, suite à une intoxication alimentaire qui a touché 13 des 24 enfants du camp.

En cours de nuit, plusieurs d’entre eux ont été victimes de vomissements. Les chefs scouts ont alors appelé les services de secours. Les pompiers de la zone Dinaphi, sous les ordres du lieutenant Ninin, se sont rendus sur place avec quatre ambulances et un véhicule SMUR.

Des 24 enfants, 5 ont été transportés dans des centres hospitaliers, à Dinant et Chimay. Par mesure de sécurité, huit autres ont été hébergés au centre FEDASIL de Pondrôme. Cette décision a été prise pour le confort des enfants. Installés dans un bâtiment, ceux-ci pouvaient plus facilement être surveillés. Vu la situation, une décision de suspension de camp a été prise pour y voir plus clair.

" Les enfants vont bien: merci! " indiquait le responsable de l’unité, Daman, en ajoutant que mercredi matin les jeunes avaient eu leur billet de sortie et pouvaient rentrer à la maison.

Pour les chefs scouts, la nuit a été tendue. Il a fallu prévenir les parents et rassurer ceux qui devaient l’être. " Il y a des enfants qui ont dormi à poings fermés. " complète une animatrice.

Mercredi tôt dans la matinée, le paisible village de Felenne a connu une valse de voitures. Celles des parents qui venaient reprendre leur(s) enfant(s). Avec un pincement au cœur de déception pour eux, l’intoxication ayant mis en pause l’aventure du camp. Mais si les choses se passent bien, le camp devrait reprendre dans 48 heures jusqu’au 14 juillet.

La fatigue n’a cependant pas entamé la bonne humeur des chefs. Ceux-ci avaient des sourires et des mots apaisants pour les jeunes qui retournaient à la maison plus tôt que prévu. Mais au-delà de la bonne humeur, ily avait aussi de l’énervement par rapport au tapage médiatique autour de cette péripétie. Les responsables du camp ont été choqués que constater que dès 5 heures du matin, alors que des parents n’étaient pas prévenus, la nouvelle était relayée en radio.Ils ont ensuite été confrontés à un défilé de journalistes sur place. " Il s’agit d’un fait anodin et on fait comme si c’était une nouvelle nationale. Allez voir sur Facebook, il y a déjà une avalanche d’injures. " déploraient les chefs, blessés par les commentaires déplacés dont ils ont fait l’objet alors qu’ils estiment n’avoir rien à se reprocher et qu’ils ont bien réagi face à la situation.