Une lettre pour que «ça s’arrête»

L’ancienne compagne est poursuivie elle aussi pour calomnie. Elle avait envoyé une lettre à des politiciens assessois dénonçant le calvaire qu’elle subissait depuis la rupture. 

Samuel Husquin

En juillet 2016, un courrier atterrit dans la boîte aux lettres de plusieurs membres du conseil communal et politiciens de la région.L’ex de Didier Want y décrit tout ce qu’elle a enduré les mois qui ont suivi la rupture.Mais ceci vaut aussi à l’ancienne compagne une comparution sur le banc des prévenus pour calomnie. "On a rompu le 16 février et sa première réaction était plutôt calme", témoigne la quadragénaire. "Mais quelques jours plus tard, il est entré chez moi pour voler des robes et mes sous-vêtements et il les a fait porter par d’autres femmes", détaille la partie civile. L’ex parle aussi des SMS, des messages, des menaces, d’un pavé balancé dans sa fenêtre, d’une plaque d’immatriculation dérobée… "Je n’en pouvais plus", résume-t-elle.La victime a déposé plainte à plusieurs reprises. "Mais il assurait à tous qu’il n’avait rien fait puisqu’il n’avait même pas encore été entendu par la police", souffle l’ancienne compagne. Celle-ci fait ainsi comprendre qu’elle a également écrit aux autorités locales pour faire bouger les choses. "Moi, je voulais simplement que ça s’arrête.La paix, je ne l’ai eue qu’à partir du moment où il est entré en prison.Après, tout s’est arrêté." MeRasquin, avocate de la première victime, assure aussi que Didier Want, échevin à l’époque des faits, n’était déjà plus trop en odeur de sainteté au sein du collège. "Il était déjà dans le collimateur", assure le conseil de la partie civile. Ce n’est donc pas ce seul courrier qui a fait tout basculer, à ses yeux.