Sa mère lui livrait du cannabis à la prison d'Andenne

Quatre ans sont requis contre le détenu, qui vendait la drogue livrée par sa mère à l’intérieur de la prison.

JVE
Sa mère lui livrait du cannabis à la prison d'Andenne
Les dossiers de stupéfiants à la prison d’Andenne sont nombreux. ©Belga

Condamné en 2018 à 25 ans de prison pour un assassinat commis en octobre 2013 à Roisin, Grégory D. comparaissait ce jeudi devant le tribunal correctionnel pour répondre de détention et vente de stupéfiants à l’intérieur de la prison d’Andenne. Il lui est également reproché d’être à la tête d’une association de malfaiteurs. S’il reconnaît la vente et la détention de stupéfiants, il nie l’existence d’une association de malfaiteurs impliquant sa mère et son frère.

Ses proches sont en effet accusés de lui avoir fourni du cannabis en prison entre le 21 septembre 2019 et le 28 février 2021. "Ma mère n’était pas la seule à m’amener de la drogue, j’en avais aussi par le mess. J’en ai revendu en prison, pour mes cantines. Sans doute au total pour un montant de 1000€, du dépannage. Je vendais pour pouvoir consommer."

La mère du prévenu, âgée de 58 ans, confie : "Je suis entièrement d’accord, je l’ai fait. J’y allais une fois par mois, mais pas tous les mois. J’étais en contact avec la mère d’un autre détenu et je fournissais aussi son fils. Je reconnais que nous étions organisés pour ce trafic, je sais que c’était grave, je l’ai fait pour mon gamin. Je consommais aussi, j’ai arrêté il y a un an."

Le substitut Gaublomme requiert 4 ans de prison à l’encontre du détenu, considéré comme le dirigeant d’une association de malfaiteurs car il désignait qui fournir et donnait des consignes pour l’acheminement de la drogue et une peine de probation autonome pour sa mère et son frère. "Elle livrait à la prison et recevait des versements sur son compte en banque. Elle a même vendu de la drogue à son autre fils, le frère de celui qui était détenu, qui l’aidait à l’occasion à conditionner la drogue."

Le conseil du détenu plaide une peine assortie d’un sursis pour ce qui excède la détention préventive déjà effectuée. Pour la maman, une peine assortie d’un sursis probatoire est plaidée, alors que l’acquittement est réclamé pour le frère, "étant donné qu’il n’est pas établi qu’il a fourni de la drogue en prison".

Jugement le 17 février.