Accusé de fraude, le tenancier d’un snack se perd dans ses excuses

Un travailleur de l’horeca a comparu en décembre, accusé d’avoir réalisé de fausses déclarations en vue de bénéficier d’allocations de chômage.

JVE

En septembre 2019, il s'est lancé comme indépendant dans le secteur de la restauration du côté d'Andenne. Une prime Tremplin lui a été refusée car il ne possédait pas les connaissances de base pour exercer la profession dans notre pays. Il a alors déclaré avoir cessé cette activité et a commencé à percevoir le revenu d'intégration sociale. Lors de quatre contrôles réalisés à quelques mois d'intervalle, l'homme a été observé en plein travail dans un snack par les inspecteurs de l'ONEM: en train de porter des cartons, de prendre des commandes ou de couper des oignons. Début décembre, le prévenu, confus, affirmait que ce n'était pas lui qui avait été contrôlé, qu'il était au Maroc, puis qu'il était en formation au moment des contrôles. L'auditorat du travail réclamait à son encontre une peine de travail de 80 heures et la restitution de 15 384€ d'allocations indûment perçues. Ce mercredi, il devait prouver que ce n'était pas lui qui avait été contrôlé. S'il déclare simplement qu'il était seul chez lui pour 2 des contrôles et n'a plus évoqué de voyage au Maroc, il a affirmé qu'il était en formation le 10 mars 2020, attestation de l'école à l'appui. "Son snack est situé à 5 minutes à pied de l'établissement où il était formé, il a très bien pu s'y rendre durant le temps de midi", intervient l'auditeur du travail. Concernant un autre contrôle, le prévenu déclare désormais qu'il était en entretien avec un fermier de la région en vue d'obtenir un emploi. Son avocat demande de faire entendre ce dernier et plaide l'acquittement.

Jugement le 9 février.