Nouveau livre en wallon pour Bernard Louis

Bernard Louis présentera prochainement son nouvel ouvrage en wallon consacré à André Hénin, ancien doyen de Gembloux.

Marie-France Hérion
Nouveau livre en wallon pour Bernard Louis
Bernard Louis: un wallon assidu ©ÉdA – 202676130276

Bernard Louis est un véritable wallon, il le parle, le lit, l’écrit et l’enseigne. Il jongle avec les différents dialectes locaux et c’est le wallon central des régions de Gembloux, Namur, Dinant et Givet, qu’il a choisi pour ses ouvrages littéraires. Il reconnaît toutefois avec plaisir trouver des expressions savoureuses dans le wallon picard, de Charleroi, de Liège ou encore de Gaumes et de Lorraine sans oublier le champenois. Bernard Louis fait partie des Rèlîs Namurwès et est fier de contribuer à la sauvegarde du wallon et de la culture littéraire wallonne. Il est aussi président de la société de Langue et de Littérature wallonnes. Licencié en philologie classique, Bernard a attendu d’être retraité pour consacrer tout son temps libre au wallon et à la rédaction de quelques ouvrages dont The Night before Christmas, une tradition de Noël américaine en alexandrins de 12 pieds, ou Miyin et Maurice, une adaptation du classique allemand en vers de 7 pieds. Son dernier livre n’est autre que «Le Petit Prince» de Saint Exupéry. Actuellement, l’écrivain wallon namêchois travaille sur les œuvres complètes d’André Henin, doyen de Gembloux, décédé il y a une vingtaine d’années, et connu pour ses homélies en wallon, ses récits, ses poèmes et les histoires de Djôsèf ét Françwès. C’est d’ailleurs en écoutant le doyen que Bernard a approfondi sa passion pour le wallon. Il désire donc lui rendre une forme d’hommage à travers un livre de 280 pages comprenant de nombreuses photos, des dessins et un glossaire. Bernard Louis reste très attaché au wallon, qu’il considère comme une langue conviviale et du cœur, mais qui est malheureusement aujourd’hui dépassée par les réalités technologiques. Le wallon ne profite plus des conditions sociales et économiques nécessaires à sa survie, l’esprit de village s’est amoindri au fil des années entraînant ainsi la perte de la spontanéité des échanges locaux. M. Louis ne veut pas d’un wallon «franchisé», il s’applique à protéger le vrai wallon et c’est dans un véritable wallon central que les lecteurs pourront très prochainement se plonger dans la vie d’André Henin.

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