Voeux à Hamois : « La Commune est l’assiette sur laquelle se pose la lasagne institutionnelle »

Le directeur général de la Commune a disserté sur le rôle de celle-ci lors de la cérémonie des vœux au personnel

Michel MOTTE
 le personnel rassemblé pour la cérémonie des vœux.
le personnel rassemblé pour la cérémonie des vœux. ©ÉdA

Lors de la cérémonie des voeux communaux à Hamois, vendredi soir, le directeur général, Marc Wilmotte, a développé dans son discours une réflexion sur la place de la Commune "face à la lasagne institutionnelle". "Elle est, dit-il , l’assiette dans laquelle se dépose cette lasagne." Car, au milieu de toutes les difficultés, qui retrouve-t-on fréquemment parmi les intervenants de première ligne ? La Commune, répond le patron de l’administration locale . "C’est-à-dire, vous tous", a-t-il insisté en s’adressant au personnel présent. Pour le DG, la Commune est un service public et de proximité. Toujours disponible. "Ce n’est pas pour rien que la ville en tant qu’institution a existé bien avant l’État". A l’heure du virtuel, la proximité communale prend, selon lui, encore plus d’importance. "Cette proximité que les autres institutions fuient, elles n’hésitent pas à l’invoquer lorsqu’elles en ont besoin. La Commune est l’institution de proximité par excellence. Dans des moments de crise et de défis, du fait de notre proximité, et même si nos ressources ne sont pas extensibles à l’infini, nous devons trouver des solutions. Beaucoup de gens, au moins 7500 personnes à Hamois, comptent sur nous pour préserver leur cadre de vie." Une solution, pour le DG: la collaboration. Interne, d’abord, les compétences sont bien présentes mais on peut encore les valoriser davantage, "e n développant la transversalité et une véritable intelligence collective. Cela implique de privilégier le développement des compétences comportementales. Nous allons avoir plus besoin des compétences humaines, la numérisation va les rendre plus nécessaires que jamais." Le management va devoir aussi évoluer. Il va falloir de plus en plus accompagner, animer, faciliter et, peut-être moins diriger au sens brut du terme. Au niveau de la collaboration externe, il existe des listes de solutions: des synergies avec le CPAS, la Régie Communale Autonome, la police, les fabriques d’église, etc...Et au-delà des synergies, on pourrait se tourner vers le privé qui détient une partie importante de capital, d’innovation et d’expertise. Vers l’enseignement aussi, peut-être, et la participation citoyenne. En conclusion, a souligné le DG: "rapprochons-nous. Chacun, à son niveau, peut participer à une meilleure communication, de meilleurs échanges, à plus d’interactions. Et, en surplus, sortons de notre bulle communale pour jeter occasionnellement un coup d’oeil à l’extérieur !"

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