Pétage de plombs après cinq vins chauds au marché de Noël de Dinant

Un homme qui quittait le marché de Noël de la place Saint-Nicolas, le 3 décembre dernier, a agressé un restaurateur dinantais qui rentrait chez lui.

S.M.
 L’agresseur avait passé la soirée au marché de Noël de Dinant.
L’agresseur avait passé la soirée au marché de Noël de Dinant. ©ÉdA – 50362192676

Le 3 décembre 2022, un homme a été victime d’une violente agression, rue Grande à Dinant. Sous les yeux de sa fille de six ans. D’un côté, le prévenu, un homme d’une petite trentaine d’années qui quittait le marché de Noël de la place Saint-Nicolas. De l’autre, la victime, un restaurateur qui finissait son service et qui rentrait chez lui, à quelques dizaines de mètres de là.

Il est 23 h 33 ce soir-là lorsque le prévenu quitte Dinant en voiture. Il est sous l’influence de la boisson. Il a consommé cinq vins chauds, deux à l’amaretto et trois au rhum. Après quelques mètres, l’homme se retrouve à l’arrêt derrière un automobiliste qui tente de se garer. La manœuvre semble compliquée, ce qui irrite le prévenu. "Il fait des appels de phare. Mon client veut alors se mettre sur le côté mais il y a visiblement une incompréhension entre les deux hommes", précise la partie civile, Me Thibaut Delaey.

L’automobiliste éméché sort alors de son véhicule et s’en va sortir l’autre du sien. "Il lui porte les premiers coups puis lui plaque le visage contre la vitre de la portière arrière, celle où se trouvait sa fille de six ans."

Le prévenu remonte dans son véhicule, roule 30 mètres, se gare et revient à la charge. Le commerçant dinantais reçoit des coups de pied et poing et est plaqué contre une vitrine qui sera endommagée. "Il réussit à prendre la fuite mais est encore rattrapé pour être victime d’une troisième scène de coups. L’agression a duré quatre minutes, une éternité pour cette famille", poursuit la partie civile.

Les faits ont été filmés par les caméras du centre-ville de Dinant. Le tribunal les a qualifiés de "totalement sauvages et gratuits." Pour le parquet de Namur, Serge Mottiaux requiert six mois avec sursis.

Devant le président Jadin, l’agresseur dit avoir un trou noir et surtout ne pas comprendre ce déchaînement qu’il a pu voir via les images des caméras. Personne, en réalité, ne le comprend. Car il n’y a pas eu de mot, ni de bousculade préalables. Lorsqu’il a été interpellé, il avait un taux de 2,26g d’alcool dans le sang. "Or, je n’ai pas l’habitude de boire", dit-il. Son conseil, Me Leboutte, plaide une suspension probatoire.

Jugement le 17 février.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...