Anhée et Yvoir: 320 maisons neuves sur quelques kilomètres carrés

L’enquête publique sur un projet de lotissement à Anhée (59 parcelles) commence cette semaine. De l’autre côté de la Meuse, à Yvoir, deux autres projets visent la construction de 260 ou 280 logements.

EMMANUEL WILPUTTE
 L’enquête publique sur l’urbanisation de terrains vierges à Anhée (59 lots) va durer un mois.
L’enquête publique sur l’urbanisation de terrains vierges à Anhée (59 lots) va durer un mois. ©EDA E.W.

"On ne peut pas l’interdire". Dixit le bourgmestre d’Anhée Luc Piette, à propos du projet de lotissement d’un vaste terrain, proche du hall omnisports. Il se situe entre la rue du Petit-Bois (qui mène à l’école du même nom et aux infrastructures sportives) et la rue Xavier Bauchau, où il n’existe pour l’instant des bâtiments que d’un côté. De l’autre, sur 59 lots, se profile la construction de maisons de 2, 3 et 4 façades. On peut d’autant moins l’empêcher que le promoteur avait précédemment obtenu le permis. Il a temporisé au point que ce dernier est périmé, il faut recommencer toute la procédure administrative. C’est en cours, L’enquête publique commence ce mardi, elle durera un mois. Une réunion d’information a déjà eu lieu. Comment s’est-elle déroulée ? Le mayeur anhétois relate qu’il n’y a pas eu de levée de boucliers. Il nous parle de remarques assez habituelles, certains ayant insisté sur une particularité des lieux: il y coule un "ribot" qui descend du plateau boisé de Senenne, il y a des risques de coups d’eau. Luc Piette signale aussi l’interpellation d’un habitant de la rue Bauchau: "L’ancien bourgmestre avait promis qu’il n’y aurait jamais de maisons en face". Quel bourgmestre ? Peu importe, selon l’actuel. Il répète que la zone est constructible et deviendra forcément un nouveau quartier, ce que les édiles locaux voient par ailleurs d’un bon œil: il y a une demande de terrains à bâtir, venant de jeunes ménages. En outre, le lieu est particulièrement bien situé: à quelques pas du centre d’Anhée, par le RAVeL Molignée ; juste à côté d’une école (communale), avec en prime une vue lointaine mais agréable sur les rochers de Champalle et les ruines du château de Poilvache. Ça devrait se vendre (les lots, car le propriétaire, Matexi, se contentera de commercialiser le foncier, non sans avoir aménagé les lieux, notamment en voirie et égouttage). Le bourgmestre Piette estime toutefois qu’il faudra du temps avant que les 59 parcelles trouvent acquéreur: "Si ça tombe, dans 20 ans, il y aura encore des lots à vendre. Des terrains du genre, ça se vend à 60 euros le mètre carré au minimum". Tandis que les coûts de construction ont flambé. Vingt ans ? Luc Piette exagère peut-être un brin. Mais cela se remplira au fur et à mesure. Sachant que la procédure administrative est seulement en cours, sur le principe d’urbanisation de la zone et que pour les prescriptions précises de cette urbanisation, cela repassera in fine au conseil communal. En outre, chaque bâtisseur privé devra rentrer son permis de bâtir.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...