Namur : au musée Rops, les oeuvres symbolistes de Charles Doudelet

Charles Doudelet est l’invité du musée Rops. Un artiste belge à (re)découvrir, au talent magique et aux oeuvres sensibles. Un symboliste préoccupé par le sort de l’âme dans le grand tout.

Pierre Wiame

Charles Doudelet a des passions moins charnelles que celles de Félicien Rops. Il est plus tourmenté par la mort que par la chair. Ce qui botte notamment son art, c’est l’iconographie religieuse et son personnage iconique, le Christ. Ce qui ne l’empêchera pas d’être diplômé Maître Maçon de la loge "La Liberté", à Gand. Seuls deux moments clefs de la vie du sauveur des âmes chrétiennes le fascinent: sa naissance dans une crèche et sa mort sur une croix. Quand ce dernier fait montre de spiritualité, Rops, lui, beaucoup moins pieux, burine son inspiration dans le corps voluptueux des femmes. Le grand écart donc, mais deux génies minutieux et raffinés, deux penseurs profonds, méritant d’être rapprochés. Comme Rops, Doudelet cumule les genres: peintre, dessinateur, graveur, illustrateur et… franc-maçon. Félicien a 28 ans quand le petit Charles geint dans son berceau. Rencontre impossible.

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