Avec un bic ou un cutter ?

Un casier judiciaire de 22 pages, des condamnations pour coups et blessures, une alternance entre les séjours en prison et l’internement… Christian n’a pas vraiment une vie tranquille et rangée. Et quand il se sent contrarié sur la route, le ton monte rapidement. C’est le cas ce 22 mai 2018. Le Namurois s’embrouille avec un autre usager et les comptes se règlent, sur le parking d’un nightshop. Le rival assure que Christian lui a porté un coup de cutter à hauteur du bras. Sa veste est déchirée et il présente une plaie longue de cinq centimètres et large de cinq. Son avocat, Me Toussaint, se permet de rappeler qu’on ne prête qu’aux riches. Avec son passé judiciaire, Christian est… a priori le fautif. « Il reconnaît avoir porté le coup mais c’était avec un bic, pas avec un cutter », tient à préciser le défenseur. La déchirure de la veste n’est pas nette, elle est zébrée. Même constat pour l’entaille au bras de la victime. Ça ne changera pas grand-chose à la prévention mais le type d’« arme » utilisée a aussi son importance. Entre un bic et un cutter, cela fait en effet une sacrée différence. Le président en prendra-t-il note pour son jugement annoncé le 5 décembre ? S.Hq.

S.Hq.
 La blessure est bien réelle mais a-t-elle été infligée avec un bic ou un cutter?
La blessure est bien réelle mais a-t-elle été infligée avec un bic ou un cutter? ©-