Tribunal correctionnel de Dinant: Une peine de travail pour avoir harcelé son ex-compagne dès sa sortie de prison

Rien que pour la journée du 3 décembre, 108 contacts entre 15 et 20 heures ont été dénombrés alors que la première des conditions à respecter dans le cadre de son sursis probatoire était de ne plus commettre d’infraction. Des faits commis à Beauraing.

S. M.
Rien que pour la journée du 3 décembre, 108 contacts entre 15 et 20 heures ont été dénombrés.
Rien que pour la journée du 3 décembre, 108 contacts entre 15 et 20 heures ont été dénombrés. ©49745002

En 2021, un Beaurinois était condamné à 50 mois de prison avec sursis probatoire pour avoir frappé, menacé et violé son ex-compagne invalide, chez qui il s’était incrusté, alors qu’ils étaient séparés depuis 10 mois. Malgré cette lourde condamnation, le prévenu a récidivé une semaine après sa sortie de prison.

En effet, l’homme n'a rien trouvé de mieux à faire que de harceler cette ex-compagne. Rien que pour la journée du 3 décembre, 108 contacts entre 15 et 20 heures ont été dénombrés alors que la première des conditions à respecter dans le cadre de son sursis probatoire était de ne plus commettre d’infraction.

“Il a fallu une grosse semaine pour qu’il la menace (entre autres) de la violer à nouveau. Il sort de prison et il n’a rien compris. Ce n’est pas de l’amour comme vous le prétendez. C’est de l’acharnement”, disait le ministère public.

“D’un point de vue psychologique, il est perdu”, plaidait le conseil du prévenu, Me Sébastien Delhez. “À sa sortie de prison, il n’a pas eu le temps de mettre en place les suivis qui lui étaient imposés. Depuis le 5 décembre, il n’a plus fait parler de lui et des dispositions ont été prises pour qu’il puisse démarrer ses suivis divers. ” L’avocat sollicitait une peine de travail. Il a été suivi dans sa demande puisque le prévenu a été condamné, ce mercredi matin, à une peine de travail de 120h (ou 15 mois en cas d’inexécution).