Tribunal correctionnel de Dinant: peine de travail pour avoir planté un tournevis dans l’abdomen de son ex à Couvin.

L’ex-compagnon, poursuivi pour harcèlement, a lui écopé de dix mois de prison avec sursis.

S. M.
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agression tournevis ©fotalia.com

Le 5 octobre dernier, une dame née en 1989 et son ex-compagnon, né en 1992, comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Dinant. La première, écrouée pendant deux mois et initialement inculpée de tentative de meurtre, devait finalement répondre de coups et blessures volontaires avec préméditation. Le 21 décembre 2019, à Cerfontaine, elle a planté un tournevis dans l’abdomen de son ex. Le second était quant à lui poursuivi pour harcèlement.

“Ce jour-là, j’étais à bout. J’ai pété un plomb”, expliquait la jeune femme devant le tribunal. Celle-ci vivait avec son nouveau compagnon, lequel était harcelé par l’ancien. Ce 21 décembre, l’homme reçoit 25 messages. Une situation que le nouvel amoureux vit mal. Il décide de rompre, ne supportant plus les intrusions incessantes de cet ex dans leur vie.

Furieuse, la prévenue contacte son ex et finira par lui planter le tournevis dans l’abdomen, après lui avoir mis sur la gorge. “Au départ, je voulais juste lui crier dessus. Je suis montée en voiture. J’ai pris mon fils. Et c’est en ramassant un jouet à l’arrière que j’ai trouvé le tournevis. ” Pour elle, rien n’était prémédité.

Près de 7.000 messages

“Je voulais juste avoir des nouvelles de mon fils avec lequel elle est partie, ” expliquait l’ancien compagnon qui pouvait tenter de prendre contact avec son ex jusqu’à 100 fois par jour. Au total, 6.846 messages ont été dénombrés.

Ce mercredi matin, le tribunal a rendu son verdict. La jeune femme écope d’une peine de travail de 100h (ou 10 mois en cas d’inexécution). Le tribunal, qui retient l’excuse de provocation, estime que la préméditation n’est pas établie. Pour les faits de harcèlement dont il a été l’auteur, l’ex-compagnon est condamné à 10 mois de prison avec sursis.