Namur: un homme poursuivi pour avoir profité de sa belle-fille atteinte d'une déficience mentale

Le 14 septembre 2019 à Namur, un homme a été surpris en train d’embrasser sa belle-fille, qui souffre d’une déficience mentale. Il lui aurait également caressé la poitrine.

S.M.
Bruxelles, Charleroi, Mons, Dinant, Namur, Liège, Tournai, Verviers... Les Palais de Justice ouvraient aujourd'hui leurs portes au public un peu partout en Belgique. Plus que de simples visites des bâtiments et des salles des tribunaux, c'était aussi l'occasion de mieux comprendre notre système judiciaire, à travers des procès fictifs notamment.
Le risque de récidive est heureusement faible, selon le parquet.

Douze mois de prison avec sursis probatoire ont été requis, vendredi par le parquet de Namur devant le tribunal correctionnel de Namur, à l’encontre d’un homme poursuivi pour un attentat à la pudeur commis sur une personne vulnérable, le 14 septembre 2019 à Namur.

L’homme a embrassé une jeune femme de 23 ans souffrant d’une déficience mentale. Il s’agissait de la fille de sa compagne. “Son âge mental est compris entre 6 et 10 ans”, précise le ministère public. C’est la maman de la victime qui a surpris son compagnon en train d’embrasser sa fille dans la cave de l’habitation. Ce dernier était également, selon elle, en train de lui toucher la poitrine.

Le prévenu reconnaît l’avoir embrassée mais conteste les attouchements. “Elle embrasse tous ceux qui entrent dans l’habitation, elle fait même cela avec son grand-père”, précise-t-il.

Pour le parquet de Namur, même si la jeune fille adopte ce genre de comportement, il appartient aux adultes de la recadrer et de mettre des limites.

Selon un avis rendu par l’UPPL, le risque de récidive est faible dans le chef du prévenu mais les experts préconisent néanmoins un suivi psychologique.

La défense plaide l’acquittement. Si baiser il y a eu, ce n’était pas pour porter atteinte à la jeune fille. Jugement le 25 novembre.