Samedi soir sur la terre Esperanzah!: intenses découvertes, sabotage et vedettes qui n'ont pas toujours raison (photos)

Départ en fanfare (avec Pelouse Grass Band encore en pyjamas mais bien réveillés) pour le troisième jour du festival Esperanzah ! ce samedi à Floreffe. Le soleil réchauffe des festivaliers plus nombreux que lors des deux précédentes journées. Et le temps file !

Départ en fanfare (avec Pelouse Grass Band encore en pyjamas mais bien réveillés) pour le troisième jour du festival Esperanzah! ce samedi à Floreffe. Le soleil réchauffe des festivaliers plus nombreux que lors des deux précédentes journées.

Samedi soir sur la terre Esperanzah!: intenses découvertes, sabotage et vedettes qui n'ont pas toujours raison (photos)
©ÉdA – Florent Marot

Rage Ausgang The Machine

Sur la scène Futuro, Ausgang (qui n'est pas sans rappeler Rage Against The Machine, qui serait en français dans le texte) a assuré la mise sous tension avec ses sons lourds, son rap hargneux et son impressionnante frontman Casey. Pas très causant avec le public mais parlant dans des textes sombres, incarnés.

Samedi soir sur la terre Esperanzah!: intenses découvertes, sabotage et vedettes qui n'ont pas toujours raison (photos)
©ÉdA – Florent Marot

Côté jardin, ce sont les Tokyoïtes Minyo Crusaders et les Afrocubains de Cimafunk qui ont proposé une musique plus légère et lumineuse, faite d'influences diverses. Comment ne pas danser, chanter, avoir la banane. Les festivaliers ne se posent pas la question, ils profitent, à fond, entre amis ou en famille.

Samedi soir sur la terre Esperanzah!: intenses découvertes, sabotage et vedettes qui n'ont pas toujours raison (photos)
©ÉdA – Florent Marot
Samedi soir sur la terre Esperanzah!: intenses découvertes, sabotage et vedettes qui n'ont pas toujours raison (photos)
©ÉdA – Florent Marot

Confirmation: Scylla a le public de ses rêves

Samedi, au coucher du soleil, c'est définitivement la foule des grands jours qui a rallié Floreffe pour les concerts les plus plébiscités mais pas forcément les plus intenses et sincères.

Côté macadam, c'est le rappeur bruxellois Scylla qui a fait son retour en terres esperanzienne, en mode piano-voix (qui reste monstrueuse). Venu il y a quelques années en début de journée, c'est à l'heure de grande audience qu'il s'est présenté avec son équipe, reconnaissant.

 Scylla
Scylla ©ÉdA – Florent Marot

Autoproclamé anticonformiste, incisif et intimiste, le gaillard est très attachant, le public ("de ses rêves") le lui rend bien, reprenant ses textes poétiques et parfois cafardeux. Le tout est resté un peu mou, la faute à une configuration qui se prête plus à une salle qu'au ciel ouvert et à un chaud début de soirée.

 Scylla
Scylla ©ÉdA – Florent Marot

Guitar Hero ou guitar hypo?

Côté jardin, les Mexicains de Rodrigo y Gabriela étaient attendus depuis dix ans par l'organisateur. Dix minutes plus tôt que les 22h15 programmées, la présentatrice annonce le duo et s'ensuit un long morceau studio, chanté et lorgnant vers le metal, qui n'aura rien à voir avec la suite. Dans l'abbaye, le public attend son heure religieusement.

 Rodrigo y gabriela
Rodrigo y gabriela ©ÉdA – Florent Marot

Sur scène, ambiance salon cosy, avec deux sièges dans une lumière tamisée, pas de micro apparent. Ce sera de la musique pas de la chanson. Et les deux stars de la guitare arrivent. Moment choisi par des manifestants bien placés à l'avant de la scène pour déployer d'énormes drapeaux. Un sabotage autant qu'une requête de Palestiniens et sympathisants priant le tandem d'annuler son concert prévu à Tel-Aviv. Message entendu?

En tout cas, Rodrigo y Gabriela ont livré un spectacle imperturbable. Pendant plus d'une demi-heure, ce fut "bonne nuit les petits", du guitar hypo plus qu'hero, tant les morceaux placés entre folk et flamenco, avec une maîtrise hallucinante des grattes et des percussions que leur bois permet, se ressemblaient et ne parvenaient pas à allumer la mèche. Des musiciens dans leur bulle de confort et un concert qui ressemblait plus à un concert de milieu d'après-midi, faisant gentiment monter l'ambiance, qu'au clou du spectacle.

 Rodrigo y gabriela
Rodrigo y gabriela ©ÉdA – Florent Marot

Surtout au vu de ce que nous avaient proposé des groupes comme Ausgang, Minyo Crusaders et Cimafunk. Reste que durant un bon quart d'heure final, Gabriela y Rodrigo ont enfin donné au public restant (certains sont partis avant la flamme rouge, l'ultimo kilometro) ce qu'il était venu chercher, le feu de joie, l'invitation imparable à danser à fond, à sauter. Les compos d'anthologie sont arrivées bien trop tard.

Cette fois, les vedettes n'ont pas eu raison, au contraire d'un impressionnant Gaël Faye, la veille. Une vraie confirmation du talent de ce poète, dont on boit les paroles, à la musique tellement chaleureuse et groovy.

 Gaël Faye
Gaël Faye ©ÉdA – Florent Marot
Samedi soir sur la terre Esperanzah!: intenses découvertes, sabotage et vedettes qui n'ont pas toujours raison (photos)
©ÉdA – Florent Marot

Nos lecteurs ont lu ensuite

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...