Dans le centre d'Andenne avec un couperet de boucher

Insultes à la police, coups, les scènes de violence se multiplient. Une peine de travail a été prononcée.

JVE
 «Je suis mal vu à Andenne et je ne sais pas pourquoi», se défend l’homme.
«Je suis mal vu à Andenne et je ne sais pas pourquoi», se défend l’homme. ©ÉdA – 50184654741

Samuel (prénom d’emprunt), n’a pas l’alcool tendre. Ce qui est problématique vu qu’il passe de nombreuses heures dans les débits de boissons d’Andenne.

Deux dossiers le concernaient le 3 juin dernier devant le tribunal correctionnel, chacun contenant plusieurs faits. En 2019, il a ainsi outragé deux policiers ("saloperies"). "Je suis mal vu à Andenne et je ne sais pas pourquoi. Quelqu’un a appelé la police ce jour-là, j’ignore pourquoi, ils m’ont ramassé sans rien me demander."

Une nouvelle scène s’est produite en 2020. Après une bagarre dans un café, Samuel est sorti de chez lui avec un couperet de boucher. "Quelqu’un m’a frappé derrière la tête. J’ai couru jusque chez moi. Quand je suis sorti, la police était à ma porte. Je ne me souviens pas avoir donné des coups de pied et de poing à une personne qui aurait voulu s’interposer."

De nouveaux outrages ( "chiens", "salopards", "fils de putes" ) ont eu lieu le 24 février 2021. "Ils savent ce qu’ils ont fait" , marmonnait le prévenu à l’audience

Le substitut Vandermeiren réclamait une peine autonome de travail de 120 heures à l’encontre de Samuel. "Le prévenu, qui clame qu’il peut boire 40 bières et ne pas être alcoolisé, souffre d’un réel problème de boisson. Il ne se remet pas en question et se pose en victime."

Le conseil du prévenu plaidait l’acquittement pour certaines préventions, un doute subsistant notamment dans le cadre de scènes de coups et une suspension simple du prononcé pour les autres.

Une peine de travail de 120 heures a été prononcée ce vendredi.