Un Namurois condamné pour détention d'images pédozoophiles

Paul, né en 1995, était accusé le 27 mai de s’être procuré et d’avoir détenu une centaine d’images pédopornographiques, dont certaines mettaient en scène des enfants et des animaux.

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Un Namurois condamné pour détention d'images pédozoophiles

Entre 2013 et 2020, le prévenu a téléchargé environ 100000 fichiers pornographiques, dont certains relevaient donc de la pédopornographie. "C’est vrai, je téléchargeais des films et des vidéos relatifs à la zoophilie ou au bondage. Mais les enfants ne m’intéressent pas, je ne suis pas pédophile. Sur la plateforme de téléchargement que j’utilisais, on télécharge par dossiers entiers où tout n’est pas forcément trié et où l’on trouve du tout-venant. J’ai fait confiance aux gens et il y avait ces images dedans. Pour avoir accès au dossier, il fallait le télécharger au préalable. Je n’avais pas l’intention de consulter de la pédopornographie, mais c’est arrivé."

C’est la plateforme Dropbox qui a signalé l’adresse IP de Paul aux autorités judiciaires, après avoir vu passer une photo et 6 vidéos pornographiques, en mai 2019. Le substitut Reusens expliquait, fin mai: "Une visite domiciliaire a eu lieu le 14 mai 2019. Deux ordinateurs, un Ipad et un Iphone ont été saisis. Le prévenu a immédiatement prévenu les enquêteurs qu’ils allaient trouver de la pédopornographie sur ces machines. Il détenait donc sciemment ces contenus. Il a d’abord dit qu’il avait effacé des fichiers, avant de déclarer qu’il avait oublié d’en effacer certains autres. Ces images mettant en scène des enfants et des animaux étaient dégueulasses. Alors que la première visite de la police aurait dû inciter le prévenu à la prudence lors de ses téléchargements, de nouvelles images de zoophilies impliquant des enfants ont été trouvées sur son nouvel Iphone avant sa deuxième audition."

Pour la représentante du ministère public, l’acquisition et la détention des images problématiques étaient établies. Ce vendredi, le prévenu a écopé d’une peine de 10 mois de prison assortie d’un sursis de 5 ans.