Namur en mai: un retour en forme et en force avec 250000 visiteurs

Le festival des arts forains n’a pas foiré son retour en 2022. Le public venu en masse a notamment pu apprécier des spectacles donnés dans lieux inédits jusqu’ici : la Confluence et le Delta.

Bertrand LANI
 Les activités tournées vers le fleuve ont rencontré un succès auprès de la foule venue en masse.
Les activités tournées vers le fleuve ont rencontré un succès auprès de la foule venue en masse. ©ÉdA – Florent Marot 

Bien aidée par une météo parfaite, l’édition 2022 de Namur en mai est à marquer d’une pierre blanche. Selon les organisateurs, ils étaient 250000 visiteurs à avoir déambulé dans les rues de Namur ces 26, 27 et 28 mai et profité d’une programmation riche de 400 spectacles. Avec une affluence record lors des journées inaugurale et de clôture. "On ne pouvait pas imaginer mieux, confie SamuelChapel, directeur du festival. Même si on ne court pas après les chiffres, nous sommes ravis que le public soit revenu en masse." Pour ce retour en force après deux années plombées par le Covid, l’organisation avait tablé sur la nouveauté en investissant des lieux qui n’avaient encore jamais vécu au rythme des arts forains. C’est le cas du site de la Confluence où les festivaliers ont convergé de manière naturelle, comme si ce dernier avait toujours fait partie des haltes incontournables de Namur en mai. "La première année, nous avions proposé des activités sur le Grognon mais il avait été très difficile de faire venir les gens jusque-là, indique SamuelChapel. Cette fois, on a pu s’adapter à la métamorphose du site et on s’est inspiré de l’utilisation qu’en font les Namurois. C’était une bonne alchimie." Les activités étaient ainsi majoritairement tournées vers le fleuve et empreintes d’une ambiance familiale à la convivialité contagieuse.

"C’est pareil pour les spectacles qui ont eu lieu au Delta" , poursuit l’organisateur.

Encore d’autres terrains de jeux à l’avenir

Trouver la juste emprise que le festival doit avoir sur la ville fait l’objet d’une constante remise en question pour Samuel Chapel et son équipe. "On évalue ça avec la Ville et nos différents partenaires. Nous sommes toujours en recherche de nouveaux lieux. C’est important de vivre au rythme de la ville. Et c’est l’essence même des arts forains que d’offrir un nouveau regard sur celle-ci."

L’autre objectif visé par la diversité et le renouvellement est de mieux canaliser la foule pour un meilleur confort des festivaliers. "Il est clair qu’en certains endroits, nous arrivons à saturation, dit notre interlocuteur. Chaque année, on tente de trouver de nouveaux sites mais chaque année, on est confronté à une affluence plus importante parce que le festival rayonne désormais au-delà de Namur. On a par exemple entendu beaucoup parler néerlandais durant les trois jours. D’autres langues aussi. "

Afin d’éviter que le festival des arts forains ne soit victime de son succès, il devrait donc s’étendre encore. Un espace en particulier inspire déjà l’organisateur: "On aura bientôt une place Maurice Servais toute rénovée et toute belle. Cela fera peut-être un beau terrain de jeux."