Des secours toujours dans l’urgence: cette ambulancière risque gros pour son excès de vitesse

Sans bitonal et sans raison valable de déroger aux limitations de vitesse, une ambulance et surtout son conducteur ne sont pas autorisés à enfreindre le code de la route. C’est le cas de cette jeune ambulancière qui a été coincée à 89 km/h au lieu de 50 alors qu’elle conduisait un patient à son domicile, à Sombreffe.

C. Det.
Des secours toujours dans l’urgence: cette ambulancière risque gros pour son excès de vitesse
©EurekA_89 Gervasio S – stock.ado 

Devant le tribunal de police, la jeune dame a obtenu la suspension simple du prononcé. Le parquet a décidé de faire appel. Comme l’explique le substitut, rien ne justifiait de dépasser la vitesse autorisée. D’autant que sa mission ne constituait pas une urgence. Une perception immédiate aurait été demandée mais il n’y aurait pas eu de suite. Le parquet requiert 400 € d’amende, trois mois de déchéance et le passage des quatre examens.

Sans avocat, l’ambulancière est là pour se faire entendre tout comme la société, représentée par la gestionnaire. "Vous savez, explique la responsable, cette ambulancière a des circonstances atténuantes. Tous les jours, elle est amenée à prendre la route. Il y a des malades mais aussi leur famille derrière pour qui on doit toujours aller plus vite. " L’actualité toute récente lui donne en grande partie raison. "  Cet ambulancier qui s’est fait tabasser sans raison par ce père et son fils, c’est un collègue " .

De son côté, l’ambulancière a agi, croyant être dans son droit. « Il n’y avait aucun panneau. Je sortais d’une agglomération. Mon GPS indiquait 90 km/heure. » Cette absence de panneaux qui aurait dû l’inciter à ralentir, sa responsable est allée la constater sur place. « La perte de son permis, ce n’est pas possible, commente la gestionnaire. On a besoin de deux chauffeurs ». Le jugement sera rendu le 28 juin.