Namur: une jeune femme menacée de mort dans une station-service

L’homme nie les faits. Mais il risque trois ans de prison.

JVE
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Ce vendredi, le prévenu avait apporté des preuves (des analyses d’urine) de sa sobriété. Car l’alcool est la cause de plusieurs scènes déplorables dont il a été l’auteur.

Ivre, il a par exemple menacé de mort une jeune femme dans une station-services. Ce qu’il nie. Il aurait aussi passé à tabac une autre personne, lui donnant des coups de pied avec ses chaussures de sécurité. En août 2018, une scène de coups l’a opposé à deux hommes. Alors que l’un d’eux s’enfuyait, il l’a rattrapé pour le frapper à nouveau, entraînant une incapacité de travail de 8 jours. Questionné à ce sujet, le prévenu évoque des coups réciproques. Alors qu’il fêtait une naissance en famille, sa nièce s’est retrouvée en incapacité durant 5 jours suite à des coups reçus. En 2021 encore, dans un café, il a lancé un tabouret avant de menacer avec un tournevis une personne qui lui faisait remarquer que son chien n’était pas tenu en laisse.

L’homme n’est pas tendre avec les policiers: "Vos mères et vos enfants vont pleurer, je vais vous mettre une rafale de Kalach et vous faire comme à Kitty."

Le substitut De Scheemaekere rappelle les antécédents spécifiques du prévenu en matière de violences. "La violence n’est pas un mode de vie, elle témoigne d’un mépris pour l’intégrité physique des autres." Une peine de 3 ans de prison est requise.

Le conseil du prévenu évoque son amendement, le fait qu’il n’est plus oisif comme lors des premiers faits. Le dépassement du délai raisonnable est invoqué pour ceux-ci. Une peine de travail est plaidée afin de ne pas compromettre l’avenir professionnel de son client. Jugement le 24 juin.