Des Jemeppois poursuivis pour détention et vente de cannabis : l'un persiste, l'autre pas

Deux Jemeppois sont poursuivis pour détention et vente de cannabis de mai 2017 à octobre 2018 sur Sambreville. Depuis, l’un a sérieusement récidivé.

C. Det.
Des Jemeppois poursuivis pour détention et vente de cannabis : l'un persiste, l'autre pas

Étaient-ils amis ou simplement ensemble pour le business? Toujours est-il que ce vendredi, devant le tribunal correctionnel, le courant ne semble plus trop passer entre les deux hommes.

L’un est détenu. L’autre comparaît librement. On leur reproche la détention et la vente de stupéfiants, pour l’essentiel du cannabis: 787 grammes pour le plus âgé (né en 96) et une quantité indéterminée pour le second (né en 97),

Interceptés lors d’un contrôle de police en gare d’Auvelais et suite à une perquisition, on a retrouvé chez le premier: 4 joints, 66 gr de cannabis et 1,55 gr de kétamine. Le second avait"juste" 6 joints. Actuellement détenu, le Jemeppois reconnaît avoir suivi à la lettre les conditions qui lui ont été imposées. " Mais je suis reparti sur un mauvais chemin". De fait, après un retour à la normale et 3 mois dans une entreprise de parcs et jardins, il rechute et se fait coincer pour 30 kg de cannabis écoulés entre 2021 et 2022.

" J’ai déconné,reconnaît-il.Je veux assumer". Et lorsqu’on lui annonce que l’actif illicite avoisine les 7800 €, il ne se rétracte pas. Son comparse de l’époque, lui, affiche un bulletin plus satisfaisant. En couple et père d’un enfant, il travaille désormais comme ouvrier communal.

Implication mineure

Comme l’explique le substitut Étienne Gaublomme, c’est donc à la gare d’Auvelais que tout a débuté par leur interpellation. Outre les substances retrouvées, le téléphone a aussi été analysé. Et là, on voit"des indices de vente". Les rôles semblent établis. Le second prévenu, qui comparaît librement, orientait la clientèle vers son ami. Il avait une implication mineure. Vu son rôle secondaire et malgré un antécédent, le Parquet requiert à son encontre 200 heures de peine de travail. Pour le vendeur principal, le substitut demande un an, une amende et une confiscation de 7800 €.

Pour MeSine, qui défend les deux hommes, le détenu sous les liens du mandat d’arrêt va devoir rendre des comptes ultérieurement:"il ne doit pas faire l’objet d’une double peine."En aveux, son client présente un profil fragilisé (Ndlr: il était inscrit à Reumonjoie).

Il sollicite pour lui un sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive. Quant au second, il demande une peine de travail. Jugement le 29 avril.