1,5 an après l’effondrement karstique de Neufvilles, les travaux sont encore loin de voir le jour : “c’est lamentable”

Le député sonégien, François Desquesnes, reproche au ministre Henry un manque de volonté et de moyens consacrés à la réfection des voiries.

Florian Ducobu
Les travaux de la N524 se font attendre... mais jusqu'à quand ?
Les travaux de la N524 se font attendre... mais jusqu'à quand ? ©D.R.

La voirie de la N524 à Neufvilles sera-t-elle un jour reconstruite ? Depuis l’effondrement karstique survenu il y a environ 1,5 an, les démarches avancent au ralenti voire pas du tout, jouant avec la patience des riverains et des élus politiques locaux. Le député sonégien, François Desquesnes, fait partie de ces personnes dont la patience commence à manquer dans ce dossier. Il craint, malgré tout, ne pas voir les travaux prendre place cette année…

J’ai encore eu l’occasion d’interroger le ministre Henry (Ecolo) en décembre. On en est toujours au stade des études et des examens de préparation de cahier des charges. Rien n’a donc été décidé en 2022 pour réparer la route. Il faudra attendre le début d’année pour espérer qu’un cahier des charges soit soumis au ministre et qu’un budget puisse être consacré à la réparation de la N524 de Neufvilles”, confie François Desquesnes, député wallon et conseiller communal à Soignies (Les Engagés).

Une situation qui n’a que trop duré pour le député qui craint que les démarches n’avancent toujours pas au rythme escompté en 2023. “C’est absolument lamentable que, plus de 18 mois après l’effondrement de cette route, aucune décision n’ait été prise. Dans quel pays vivons-nous pour devoir attendre 18 mois pour intervenir sur un effondrement de route ? Il est clair que le trou est énorme mais ce n’est pas non plus le chantier du siècle”, poursuit François Desquesnes. “J’avais prévenu le ministre qu’il devrait y avoir une coordination avec la SWDE, la société publique de gestion des eaux et l’IDEA. Il y a donc un vrai travail à fournir pour s’assurer que tous soient prêts à faire les réparations. Mais tout cela n’a pas l’air d’être dans les priorités du ministre. Je crains qu’à l’allure où cela va, nous n’aurons pas une route réparée en 2023.

Un coup d’accélérateur devrait donc être donné pour pouvoir permettre la réhabilitation de la N524 en 2023. Un coup d’accélérateur qui risque sans doute de ne pas avoir lieu. “Je ne sens pas de signal positif dans les réponses successives du ministre. Je ne jette pas la pierre à l’administration. Les montants pour 2023 consacrés aux routes sont tout bonnement trop peu élevés. Ils sont identiques à 2022 mais quand on sait que le prix des matériaux a augmenté de 15 %, on peut déduire qu’il y a une réduction de 15 % du budget consacré aux routes. Je soutiens évidemment la volonté du ministre de développer la mobilité douce et les transports en commun mais pour que ces derniers puissent circuler correctement, il faut qu’ils disposent de routes valables. Les budgets consacrés ne seront cependant pas suffisants”, indique François Desquesnes.

Ce manque de moyens se fait également ressentir à l’entrée de Soignies où un autre trou est apparu suite à un manque de coordination entre les différents intervenants. Le constat est aussi le même à La Louvière. “Six mois après l’effondrement à Soignies, on est seulement en train de définir les responsabilités de chacun. On sent bien que ces dossiers ne sont pas prioritaires pour le ministre. On peut également prendre l’exemple du pont Capitte à La Louvière où des crédits étaient inscrits dans le cadre de fonds européens mais le manque de moyens de l’administration ne permet pas de mettre en place les travaux en place dans un délai raisonnable”, conclut François Desquesnes.

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