Revolht attend toujours des réponses dans le cadre du projet de Boucle du Hainaut : “nous pouvons faire des recours jusqu’en 2030”

Le groupe de citoyens a pu rencontrer le président du MR, Georges-Louis Bouchez, pour lui exposer ses inquiétudes et revendications.

Florian Ducobu
Le groupe de citoyens Revolht reste déterminé à se faire entendre.
Le groupe de citoyens Revolht reste déterminé à se faire entendre. ©BELGA

Depuis plus de deux ans maintenant, le groupe de citoyens Revolht se mobilise contre le projet de ligne à haute tension d’Elia. Bien qu’une alternative soit proposée par le comité de citoyens, certains élus politiques font encore profil bas, laissant l’ensemble des citoyens, des 14 communes concernées, dans le doute. Revolht avait récemment décidé d’aller encore plus loin en s’adressant directement au premier ministre Alexander De Croo et au vice-premier ministre, Kris Peeters. Malgré leurs efforts, le comité de citoyens n’a toujours pas obtenu de réponse. Ce dernier n’en reste pas moins motivé à se faire entendre.

Dernièrement, Revolht a eu l’occasion de dévoiler son projet alternatif à celui d’Elia à Georges-Louis Bouchez. Le président du Mouvement Réformateur a ainsi pu en savoir plus sur les revendications du comité citoyen. “Nous avons pu tout expliquer à Georges-Louis Bouchez”, confie Revolht. “Il a d’ailleurs bien compris qu’aucune étude approfondie n’avait été réalisée ni en Flandre ni en Wallonie. Il s’est également montré très intéressé par notre ligne du temps et a pu mieux comprendre la situation.

Concrètement, la ligne du temps de Revolht montre que son projet, estimé à deux milliards d’euros, n’est pas plus coûteux que ceux d’Elia dont le coût initial était d’un milliard d’euros auxquels s’ajoutent 500 millions pour les expropriations et 500 millions pour les coûts de retard, de recours au Conseil d’État, etc. Le comité de citoyens révèle cependant que son projet pourrait être réalisé à l’horizon 2028 contre 2035 pour les projets Ventilus et Boucle du Hainaut d’Elia.

Qu’Elia continue à s’entêter ou que le gouvernement continue à ne pas prendre de décision, nous sommes prêts”, poursuit Revolht. “Nous sommes prêts à aller en recours auprès du Conseil d’État pour toutes les étapes de réalisation des projets d’Elia. La ligne du temps de cette dernière a déjà pris un retard de 2,5 ans. Deux enquêtes publiques vont encore avoir lieu ce qui entraînera encore davantage de retard. Notre avocat nous a dit que nous pourrions faire des recours jusqu’en 2030 tant les projets d’Elia comportent des lacunes et aberrations.

Le groupe de citoyens attend donc qu’un politique prenne les choses en main pour convaincre Elia de changer de position et, donc, avoir recours à une ligne souterraine et non aérienne. “Nous voulons opter pour une technologie plus avancée. Le temps que les projets de Boucle du Hainaut et Ventilus voient le jour, d’autres lignes souterraines auront déjà été créées. Pourquoi ne pas directement opter pour cette option ? ”, s’interroge Elia.

Pour rappel, la solution de Revolht, consistant à enfuir le réseau dans le sol, permettrait de ne pas exposer la population à des leucémies ou cancers. Jusqu’à maintenant, le groupe de citoyens n’a pas obtenu de réponse de la part du premier ministre ni du vice-premier ministre. Avec Elia, le dialogue est rompu depuis deux ans. Une situation qui continue à inquiéter les citoyens.

J’en fais encore des cauchemars. Les citoyens n’osent plus investir sans savoir s’ils ne devront pas déménager dans les prochaines années. Les habitants des 14 communes concernées attendent des réponses. C’est le cas également des bourgmestres qui ont tous co-signé une lettre reprenant les mêmes revendications que nous. Il faut que cela bouge”, conclut Revolht.

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