Le Park Rock de Baudour, le festival qui ne veut pas grandir

Définitivement, le Park Rock n'entend pas prendre le chemin de son voisin du Dour Festival. Quand l'un grossit d'année en année, l'autre reste tel qu'il est. Après 13 ans d'existence, il veut rester un festival familial, accessible et éclectique. Et ce samedi, les femmes feront le show.

Ugo Petropoulos
Le Park Rock de Baudour, le festival qui ne veut pas grandir
The Excitements, Park Rock 2016 ©Festival de Torroella

A Baudour, il est un festival qui ne veut pas grandir et c'est très bien comme ça. Créé il y a 13 ans, le Park Rock est le fruit de la volonté de la commune de Saint-Ghislain de mettre en valeur le théâtre de Verdure, qui venait d'être rénové. Pour cela, la commune a voulu mettre en place un événement à destination des jeunes, qui ont proposé de créer un festival. Depuis, l'événement se maintient: "on a trouvé notre vitesse de croisière", explique Benjamin Ansciaux, coordinateur de l'événement à la commune de Saint-Ghislain. "On attire entre 1500 et 2000 personnes grâce à une affiche éclectique entre rock et pop".

Et cela suffit. Les organisateurs veulent avant tout que l'événement reste accessible à la population locale. On n'essaie donc pas de rivaliser avec les festivals mastodontes, comme le voisin dourois. Le Park Rock, c'est un jour, deux scènes et basta. "On ne veut pas se mesurer aux autres, on tient à maintenir cette atmosphère familiale et un peu confidentielle". Car au Park Rock, on vient en famille: "le cadre est propice, dans un parc verdoyant et des jeux pour les enfants". Les tarifs très démocratiques permettent au festival de maintenir cet attrait. 10 euros et 5 euros pour les habitants de la commune, c'est moins cher qu'un cinéma.

Des tarifs bas qui n'empêchent pas les organisateurs de proposer une affiche de qualité, où groupes locaux côtoient les pros en devenir et les artistes confirmés. Là où le français GrandGeorge satisfera les amateurs de pop grand public, les Barcelonais de The Excitements enchanteront les fans de soul old school. Les metalleux se réjouiront du retour de Eths qui martyrisera quelques tympans avant que les Américains de Nashville Pussy n'achèvent la soirée autour d'un dernier verre sur fond de hard rock sudiste. En quelques groupes, on voyagera pas mal au parc communal de Baudour ce samedi 13 août.

Les femmes au front

Mine de rien cette année le Park Rock a pris un air de rendez-vous des femmes libérées. La chanteuse explosive Koko-Jean Davis (The Excitements) prouvera que l'on peut mesurer moins d'1m60 et mettre le public à genoux grâce à une voix exceptionnelle et une présence scénique hors du commun. Ruyter Sluys, guitariste de Nashville Pussy, montrera qu'en plus d'être une talentueuse musicienne elle n'a aucun complexe vis-à-vis de son corps. Quant à la chanteuse Rachel Aspe, elle doit à son culot sa place dans le groupe de metal français Eths. La jeune femme a eu l'audace de chanter du metal extrême sur le plateau de l'émission de M6 La France a un incroyable talent. Même si ce blasphème suprême au petit écran tombait un peu comme un cheveu dans la soupe, ce passage lui a permis de se faire remarquer et de se produire aujourd'hui sur scène au sein d'un de ses groupes préférés. La chance sourit aux audacieuses.

Park Rock à Baudour, ce samedi 14 août, à partir de 13h. Pas de préventes. Infos: parkrockfestival.be