Le Château du Mylord a accueilli le tournage de « Comme un chef »

Le mardi 7 décembre, le nouveau jeu de la RTBF nous emmènera dans les cou lisses d u restaurant ellezellois et à Frasnes, chez Sandrine Lebrun.

Pascal Lepoutte
Le Château du Mylord a accueilli le tournage de « Comme un chef »
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Les animateurs et les techniciens de la RTBF ainsi que les sept jeunes candidats qui participeront à l'émission culinaire « Comme un chef » ont passé cinq jours, à la fin du mois de septembre, dans les cuisines du plus prestigieux restaurant du Pays des Collines.

Soit vingt-deux personnes au total. « Je peux vous dire qu'une pareille équipe, cela prend de la place alors que nous sommes déjà dix-huit personnes à travailler ici, et qu'un tournage comme celui-là représente un investissement en temps très important » explique le chef et dirigeant de l'entreprise, Jean-Baptiste Thomaes, toujours prêt à défendre le haut savoir-faire gastronomique ainsi qu'une cuisine qu'il définit comme généreux et sincère.

Une aventure visant l'excellence

Après Un dîner presque parfait (Plug TV), Top chef (RTL-TVI) et Masterchef (TF1), la RTBF lance à son tour son concours culinaire baptisé Comme un chef . Le principe de la nouvelle émission ? Réunir sept étudiants de dernière année en école hôtelière ou qui viennent de terminer. « Ils ont un talent qui les distingue, une sensibilité particulière, une vivacité ou une résistance hors pairs. Comme un chef va les aider à se révéler en vivant une expérience unique, en immersion chez cinq grands chefs étoilés belges, reconnus et confirmés, qui vont façonner ces jeunes apprentis pleins de potentiel en les mettant à l'épreuve. Une aventure visant l'excellence, qui désignera lors de la sixième épreuve finale, l'étudiant le plus méritant. » Celui qui au fil des émissions, aura accumulé le plus de bonnes cotes accordées par les différents chefs.

Pour cette première saison, on ne retrouve malheureusement pas, parmi les candidats, d'étudiant fréquentant les écoles d'Ath et Tournai, « mais une jeune fille est inscrite à Saint-Ghislain, pas très loin de chez nous » précise M. Thomaes. Durant cinq mois, le chef et son frère Christophe, pâtisser ont donc fait participer ces jeunes à leurs activités. Ils préparent ensuite ensemble différents plats. L'émission dure une cinquantaine de minutes. Celle consacrée au Château du Mylord, la troisième de la série, sera normalement diffusée le mardi 7 décembre à 20h10.

On y annonce notamment une battue aux perdreaux suivie de la réalisation d'une recette, ainsi que la rencontre avec la Frasnoise Sandrine Lebrun dans son élevage de volailles - notamment des chapons - de la ferme Bruyère. « Nous travaillons le plus possible avec des producteurs locaux, rappelle Jean-Baptiste Thomaes. Et avec Sandrine, depuis plusieurs années déjà. On met en production chez elle. Pour l'instant, des poulardes qui seront prêtes en janvier ou février 2011. »

« Un bien et un mal »

Autre moment fort : la visite du cellier sur lequel veille précieusement Bart Lamon, le sommelier, un trésor composé de bouteilles provenant des régions prestigieuses de France mais aussi des vignobles de Toscane, du Rioja et du Nouveau monde C'est une préparation à base de vin qui sera bien sûr proposée aux candidats.

Mais le chef du (doublement étoilé) Château du Mylord, à titre personnel, que pense-t-il de ce genre d'émissions ? « C'est à la fois un bien et un mal. D'un côté, cela fait une belle publicité à la gastronomie. Le grand public montre aujourd'hui un immense intérêt pour tout ce qui concerne l'art culinaire. Le revers de la médaille, c'est que les gens se piquent au jeu et se prennent tous pour des inspecteurs du guide Michelin. Ce qui nous vaut une volée de critiques », estime Jean-Baptiste Thomaes. Et puis, tout dévoiler au spectateur de ce qui se passe derrière les fourneaux, n'est-ce pas enlever un peu de la magie inhérente à ce passionnant métier ?