Licenciements à l'ALE de Quévy: les actions syndicales sont suspendues, le travail a repris

Mais les syndicats entendent toujours obtenir des réponses à leurs interrogations.

E. Brl.
Licenciements à l'ALE de Quévy: les actions syndicales sont suspendues, le travail a repris

La situation est compliquée et à ce jour, il serait prématuré de se prononcer sur l’avenir de l’Agence Locale pour l’Emploi (ALE) de Quévy, en proie à d’importantes difficultés financières. Deux employées administratives ont d’ailleurs été récemment licenciées, donnant lieu à des actions de grève soutenues par la FGTB et la CSC. Aujourd’hui, les deux organisations syndicales regrettent que le personnel soit laissé dans le flou.

En amont d’un conseil d’administration extraordinaire, convoqué ce mardi soir, celles-ci avaient adressé aux mandataires une série de questions concernant les deux licenciements, l’organisation du travail ou encore la situation financière de la structure et les solutions envisagées pour s’en relever. "La confidentialité ayant été demandée, notre représentant n’a rien pu nous dire du contenu du CA mais très peu de nos points auraient visiblement été abordés", explique Sandra Goret, secrétaire adjointe FGTB Mons-Borinage.

"Le personnel reste dans l’incertitude, ne sait pas si l’ALE aura les moyens de payer les salaires, de provisionner les pécules de vacances,… Une réorganisation du travail est par ailleurs nécessaire car la structure ne fonctionne plus qu’avec une employée administrative à mi-temps, de retour après une absence de longue durée, ce qui nécessite une petite remise à niveau. La clientèle n’obtient pas non plus toujours de réponse à ses interrogations."

Un déficit de près de 130 000 euros a été constaté. Des mesures drastiques devront donc être prises pour combler les trous et, surtout, pérenniser l’activité de l’ALE. "Nous souhaitons savoir comment on en est arrivés là et quelles solutions sont envisagées dans le cadre d’un plan de relance." À ce stade, le travail a repris au sein de l’agence mais les syndicats annoncent que d’autres actions, plus politiques ou plus localisées, pourraient encore être menées à l’avenir.

Du côté de l’ALE, on assure que les salaires seront bel et bien payés, de même que les chèques-repas. "Peu de jours se sont écoulés entre la découverte de la situation financière de l’ALE, le 25 mars dernier lors d’un CA, et aujourd’hui", rappelle Paulette Ruy, présidente du conseil. "Il serait prématuré d’en dire davantage mais il est clair que des changements sont nécessaires. Chaque dépense sera réfléchie et sera transmise au CA afin que celui-ci soit au courant de tout."

Présidente depuis novembre dernier, Paulette Ruy hérite en réalité d’une situation du passé. "J’ai découvert la situation environ un mois après mon arrivée. Aujourd’hui, tout est fait pour que le travail puisse se poursuivre." Et ce malgré l’absence d’une partie du personnel, sous certificat, et les menaces dont la présidente fait désormais l’objet.