Morlanwelz annule ses marchés de Noël

Maintenus il y a deux jours, la commune a finalement préféré jouer la prudence.

U.P.
Morlanwelz annule ses marchés de Noël

Au plus les jours passent, au plus l’organisation des marchés de Noël prend du plomb dans l’aile. Ce jeudi, trois d’entre eux passent à la trappe, après la décision de la commune de Morlanwelz d’annuler tous les marchés qu’elle coorganisait avec le Syndicat d’initiative.

"Vu l’évolution négative de la situation sanitaire et le renforcement des dernières mesures par le Codeco et afin de ne pas hypothéquer les fêtes de fin d’année en famille, l’administration communale et le syndicat d’initiative décident, à l’unanimité et par esprit préventif, de ne pas organiser les trois marchés de Noël prévus", a communiqué la commune ce jeudi.

Ces événements auraient dû se tenir les 3 et 4 décembre à Morlanwelz, les 11 et 12 décembre à Mont-Sainte-Aldegonde et du 17 au 19 décembre à Carnières. Mardi dernier, le Syndicat d’initiative de Morlanwelz assurait pourtant que les trois événements seraient maintenus et se félicitait d’avoir opté pour des chalets au lieu d’un chapiteau. Deux jours plus tard, c’est le revirement complet. Et on est bien obligé d’admettre que l’évolution sanitaire ne plaide pas en la faveur des événements de masse où l’on mange et où l’on boit, parfois plus que de raison.

Morlanwelz est la deuxième commune du Centre à faire l’impasse sur les marchés de Noël, après Chapelle-lez-Herlaimont ce lundi. Mardi, lors d’une conférence des bourgmestres organisée par le Gouverneur du Hainaut, plusieurs édiles interpellaient Tommy Leclercq afin de disposer d’un vade mecum clair sur les dispositions à appliquer quant à l’organisation des marchés de Noël.

Celui-ci n’a pu que rappeler les règles actualisées par le dernier Codeco pour l’organisation des événements de masse, avec masque et CST obligatoire. Dans la foulée, le débat est remonté hier jusqu’au parlement wallon, où Elio Di Rupo, ministre-président wallon, a souligné que toutes les règles encadrant les événements de masse (les événements de minimum 50 personnes en intérieur et 100 personnes en extérieur) étaient à la disposition de tous.

"Si on n’est pas en mesure de mettre cette décision (NDLR: CST et masque) en œuvre, alors il faut supprimer l’activité", déclarait-il hier après-midi aux parlementaires. Quant aux gouverneurs des 10 provinces belges, ils ont appelé le Codeco à prendre de nouvelles mesures face à la crise sanitaire. Derrière les chalets encore clos, le vin chaud sent de plus en plus le roussi…