Collectionneur « malgré lui »

Entrepreneur dans le bâtiment, Philippe Pellering s’est découvert une passion pour l’Art Premier. Héritage de sa famille, il collectionne les statuettes, sculptures et objets africains. Cette histoire familiale le transformeen «collectionneur malgré lui». Il cherche un lieu d’exposition.

Julien RUCHELET
Collectionneur « malgré lui »
26 FIGURE LOCALE ©ÉdA

Avec le temps, Philippe Pellering a fini par s'intéresser à la question. Il est devenu un passionné d'Art Premier. Sa collection de statuettes, sculptures, objets africains lui vient de sa grand-mère. «Elle était enseignante. Restée en Belgique, elle était préceptrice pour les enfants du Baron du Fontbaré de Fumal. Ma grand-mère Isabelle s'embêtait dans cette vie bourgeoise. Elle a débuté une collection de masques, fétiches et autres objets africains. Quant à mon grand-oncle expatrié, il était inspecteur des écoles à Kolwézi puis Élisabethville» explique-t-il. Toute son enfance a été baignée par ces récits en provenance directe des colonies africaines. «Quand j'étais petit, toutes ces babioles étaient entassées dans le grenier». Au fil des ans, notre «collectionneur malgré lui» redécouvre toutes les beautés de l'Art Premier. «Des artistes comme Picasso, Braque, Matisse, Vlaminck étaient fascinés par les masques, les sculptures africaines. Ils appréciaient les couleurs et la pureté des lignes». Dans sa collection, Philippe possède des pièces magnifiques et symboliques. «Comme ce panier reliquaire Mangbetu, une statue d'homme assis Dogon, de grands masques en provenance du Congo». Philippe souhaite exposer sa collection. Il a contacté le musée du masque de Binche en ce sens. Il cherche des lieux pouvant accueillir ses chefs-d'œuvre. «Mon but est de partager, avec le plus grand nombre, la beauté et l'étrangeté de ces objets africains».