Alexandre défriche !

Alexandre Bovyn travaille pour les rayons vins et surgelés d’une grande enseigne. Il compte se spécialiser en œnologie. Parallèlementà son métier, il développe une autre passion: la photographie de sites désaffectés, appelé l’Urbex. Pur autodidacte, il espère exposer ses clichés.

Julien RUCHELET
Alexandre défriche !
12 figure locale ©ÉdA

Quand il était petit, Alexandre emportait toujours un appareil photo. Par la suite, cette manie s'est transformée en passion. «Je n'ai suivi aucune formation en photographie. Il y a deux ans, j'ai découvert l'Urbex, ou l'exploration urbaine. Il s'agit de découvrir et de photographier des friches industrielles, des sites désaffectés, des usines, écoles et même des hôpitaux abandonnés. C'est toujours surprenant» affirme notre curieux touche-à-tout. Notre photographe sort des sentiers battus. Seules contraintes: ne pas photographier de personnages et laisser l'endroit dans lequel il se trouve. «J'apprécie le côté un peu illégal de la démarche. Nous entrons dans des propriétés privées. Mon objectif est surtout de faire prendre conscience aux gens de l'absurdité humaine. C'est ridicule de laisser des sites immenses à l'abandon pour ensuite s'inquiéter d'éventuels squatteurs, ou déplorer des vols de matériaux» sourit Alexandre. Et de poursuivre «les pouvoirs publics devraient agir. On pourrait transformer ces friches en espaces verts ou bien en logement». Une démarche d'observateur respectueux du site conjointe avec l'envie de dénoncer pareil abandon. Alexandre retravaille ensuite ses clichés avec un programme informatique. «Ce que j'ai photographié de plus surprenant? Un hôpital psychiatrique pour femmes dans la région de Leuven. C'était assez bizarre. On sent le vécu». Prochainement, Alexandre va exposer ses photos à la Médiathèque louviéroise.