Du japonais à l’école

Pendant le temps de midi, six étudiants de l’Athénée Provincial consacrent leur récréation à l’apprentissage du japonais. La démarche est libreet volontaire. Le plaisir d’apprendre et la joie de la découverte priment.Le professeur, Jean-Pierre Miloen, passionné du Japon, est bénévole.

Julien RUCHELET
Du japonais à l’école
12 FIGURE LOCALE ©EdA

Six élèves. Quatre alphabets. Un professeur. Le cadre est tracé. Il y a quelques années, Jean-Pierre Miloen, ancien responsable d'une société d'informatique, décide de refaire son jardin. Avec son épouse, il opte pour un jardin japonais. Passionné et curieux, il décide d'apprendre cette langue. «J'ai suivi les cours à l'Université. Et ensuite, de deux années en immersion, pendant quinze jours, dans une famille au Japon. Ils ne parlaient ni le français ni l'anglais» se souvient-il. Grâce à ce bagage, Jean-Pierre Miloen comprend mieux la société et la culture japonaise. Il s'y rend régulièrement. «J'apprécie leur sincérité et leur calme. Ce sont des gens très ouverts, une fois qu'on les connaît. Vous pouvez faire le tour du Japon en stop sans rien dépenser. Tout le monde vous invitera chez lui. Les japonais sont très contents de voir qu'un occidental a fait l'effort d'apprendre leur langue. Sauf dans le monde des affaires, car vous comprenez ce qu'ils disent!». Depuis trois ans, ce professeur hors-norme partage son savoir avec des étudiants du secondaire. Le cours est accessible à tout le monde, de la première à la rhéto. De vingt au départ, six élèves se passionnent. Certains pour lire les mangas dans le texte; d'autres pour voyager plus tard. «Pour eux, c'est une ouverture d'esprit. Ils viennent par plaisir. C'est très motivant». Le 26 avril, pour la fête de l'école, ils interpréteront une saynète. Et en japonais s'il vous plaît.