Que deviennent nos «vedettes»?

Nos plus hauts représentants joueront leur maintien en D2 dans les prochaines semaines. Carnières et Mons-Hainaut peuvent encore se sauver !

Que deviennent nos «vedettes»?
13639139 ©© EdA

On a moins souvent l'occasion d'en parler mais trois de nos basketteurs régionaux s'illustrent régulièrement sur les parquets de D2. Le plus âgé d'entre eux a même passé six saisons, dont deux comme joueur professionnel, sur le banc du Dexia Mons-Hainaut en D1. Quant aux deux autres, ils ont connu cette saison des fortunes diverses avec leurs clubs respectifs. Petit tour d'horizon de nos trois vedettes "régionales".

«La D2, c'est mon niveau»

Le premier d'entre eux, et c'est sans doute le plus connu puisqu'il a d'ailleurs remporté le prix du public de notre Mérite sportif il y a quelques années, n'est autre que Thomas Bauwens. À même pas 25 ans, le Kainois a déjà derrière lui de solides références, lui qui a notamment foulé les parquets à plusieurs reprises en coupe d'Europe lorsqu'il portait les couleurs de Mons-Hainaut. Depuis deux ans, c'est à Carnières que cet ailier fait parler son physique et son shoot à distance. Et si sa première année fut une petite déception personnelle, il s'est par contre affirmé comme un des leaders de l'équipe cette saison. «J'étais en effet relativement déçu de mes performances la saison passée, pour ma première saison en D2. Désormais, je connais mieux la division et j'estime que je m'y suis fait une place. Comme notre effectif est assez limité, je n'ai d'ailleurs pas hésité à prendre régulièrement mes responsabilités. Le but maintenant, c'est de me stabiliser à long terme à ce niveau, car je suis désormais trop âgé pour espérer percer réellement un jour en D1.»

Thomas ne cache pas qu'il a été agréablement surpris par la progression fulgurante de son nouveau coéquipier, arrivé cet été à Carnières fraîchement auréolé de son titre de Régionale avec Stambruges.

Il s'agit bien évidemment d'O'Brian Van Dam. «Il faut reconnaître qu'il a connu quelques difficultés au début mais c'est normal lorsque l'on franchit un palier de deux divisions en si peu de temps. Mais depuis quelques mois, O'Brian se montre régulier et très précieux pour l'équipe. Sa progression est vraiment impressionnante ! Depuis que Ludo Pourtoit a été débarqué du groupe, il est même devenu un rouage essentiel.»

«Positif individuellement»

D'un naturel discret et modeste, malgré une certaine aptitude à amuser la galerie, "O.B.", comme on le surnomme amicalement chez nous, s'est effectivement fait une place de choix à Carnières et ce n'est pas pour rien si le manager Franco La Paglia a fait des deux garçons une priorité pour la prochaine saison.

«Individuellement, c'est très positif, s'enthousiasme l'ex-meneur stambrugeois. J'ai appris énormément de choses, avec Frédéric Wilmot et Étienne Louvrier. D'ailleurs ceux qui me connaissent et m'ont vu jouer récemment jugent aussi que j'ai franchi un palier. J'ai débuté les trois-quarts des matches dans le cinq de base et depuis l'éviction de Pourtoit, mon temps de jeu avoisine même les 30-35 minutes. D'un autre côté, c'est la première fois que je suis engagé dans une lutte pour le maintien et je vous avoue que c'est assez frustrant. L'objectif initial était de jouer les play-off avec les huit premiers et au lieu de cela, notre maintien ne tient qu'à un fil, alors qu'on a rarement vu une équipe descendre avec sept ou huit victoires. Dès le départ, El Moutalib nous a lâchés puis Buja et Bosmans ont arrêté, tandis que De Campos et Pourtoit ont été coupés. Et j'ajouterai que nous devrions logiquement compter l'une ou l'autre victoire de plus qui nous ont été volées.»

Enfin, notre troisième larron a connu encore moins de chance ! Compris dans le noyau de D2 en début de saison avec l'équipe B du Dexia Mons-Hainaut, Guillaume Payen a d'abord dû se contenter de l'équipe espoirs pour se faire remarquer, malgré quelques apparitions en D2. Une grave blessure l'a ensuite tenu éloigné des parquets durant quelques mois et c'est naturellement en espoirs qu'il a été appelé à reprendre la compétition. Et à vrai dire, Mons-Hainaut n'est pas forcément mieux loti en bas de division 2 nationale, même si contrairement à Carnières, le Dexia a encore son sort entre les mains.

Quid de la saison prochaine ?

Du maintien ou non de leur équipe en D2 l'année prochaine dépendra l'avenir de nos trois plus hauts représentants masculins. Si Thomas avoue devoir beaucoup à Franco La Paglia, chuter en D3 constituerait pour lui un pas en arrière. «À l'heure actuelle, je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait. Mais si je dois redescendre en D3, ce sera pour y viser la tête dans un club ambitieux, c'est une certitude. J'ai déjà plusieurs contacts mais il est encore trop tôt pour décider.» Même son de cloche chez OB Van Dam, même si ses nombreux déplacements hebdomadaires ne facilitent pas les études de kiné qu'il suit à Tournai. «J'ai aussi plusieurs contacts en D3, à l'UBCF Quaregnon ou à Courtrai. Mais notre manager veut nous garder Thomas et moi. D'autres clubs comme Kain m'ont aussi contacté mais je ne compte pas redescendre trop bas. En tout cas pas maintenant ! Et quand ce jour sera venu, j'espère bien aller retrouver mes potes à la JS Stambruges !»

Guillaume Payen attend lui des nouvelles de sa direction après une saison mi-figue mi-raisin gâchée par sa blessure. Y.V.

Les plus consultés depuis 24h