Démolition du chancre de la place Léopold : cette fois, c’est la bonne !

La construction du nouveau bâtiment devrait débuter fin mars.

Emeline Berlier
Le chancre de la place Léopold, à Mons, va enfin disparaitre.
Le chancre de la place Léopold, à Mons, va enfin disparaitre. ©Ville de Mons

C’est un dossier qui ne date pas d’hier et qui aura connu son lot de déboires. Annoncée à plusieurs reprises, notamment en 2020 avant d’être reportée, crise sanitaire oblige, la démolition du chancre de la place Léopold est, cette fois, réalité. Les ouvriers ont en effet procédé à la dépollution du bâtiment et sont occupés à déblayer les gravats et autres ferrailles encore présents dans ce bâtiment qui défigure profondément le quartier.

La suite du programme ? Des travaux d’assainissement du sol, nécessaire du fait de l’ancienne activité de station-service sur le site. Ceux-ci doivent débuter très prochainement. “La démolition durera deux mois et la construction du nouveau bâtiment devrait commencer fin mars”, explique Nicolas Martin (PS), bourgmestre de Mons. “Cela fait longtemps que ce chancre pollue visuellement le paysage urbain montois. C’est donc une excellente chose pour Mons, qui s’inscrit dans le projet de redynamisation du centre-ville.”

Les deux bâtiments abandonnés seront rasés et un tout nouvel ensemble, plus harmonieux avec les gabarits du quartier, sera construit. “In fine, le nouveau bâtiment comptera 87 logements étudiants qualitatifs, dont 8 destinés aux personnes à mobilité réduite, et abritera des espaces communs, cuisine et de détente, une salle d’études à chaque étage, 70 emplacements vélos, ainsi que des aménagements paysagers à l’arrière et des espaces de convivialité.”

kot mons place leopold DR.jpg
©D.R.

Les premiers résidents devraient pouvoir franchir les portes du nouveau bâtiment dès la rentrée scolaire 2024. C’est en tout cas que le souhait des porteurs de projet, à savoir le promoteur immobilier Ion et l’Université de Mons, qui manque toujours cruellement de logements étudiants pour répondre à une demande toujours plus grande. On notera encore qu’en plus de venir quelque peu combler un manque de logements étudiant de qualité dans la Cité du Doudou, ce projet devrait offrir de belles retombées commerciales et économiques aux commerçants de l’axe des Capucins, quartier lui-même en plein regain d’activités.

Bref, 2023 commence sous les meilleurs auspices alors que dans ce dossier, les autorités locales sont allées de déception en déception. Propriété d’un promoteur qui a tiré les choses en longueur et ravalé ses promesses – la ville avait d’ailleurs brandi la taxe sur les immeubles inoccupés qui aurait pu coûter au propriétaire près de 52 500 euros juste la première année – le bâtiment aurait dû faire place nette il y a déjà plusieurs années. Compte tenu des circonstances, le fait que le dossier soit finalement repassé entre les mains de l’UMons apparaîtrait presque comme le miracle inespéré.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...