Mons : un prédateur attire les jeunes garçons dans des logements pour commettre des actes sexuels

À 12 ans, Milo (prénom d’emprunt) a été victime d’un prédateur sexuel comme beaucoup d’autres jeunes de son âge. L’individu attirait les jeunes garçons sur le réseau social Snapchat avant de les amener dans un Airbnb pour commettre ses actes odieux. Le prévenu relatait toutes ses rencontres à travers des notes retrouvées sur son téléphone portable.

Margaux Piron
Anas Ateyaoui, boxeur professionnel adepte de la boxe muay thaï, a choisi de ne pas assumer sa responsabilité dans le décès de Tomy.
Aujourd’hui, Mathieu poursuit un suivi psychologique afin de contrôler ses attirances pour les mineurs d’âges ©Belga

Séduit par les enfants de sexe masculin, Mathieu (prénom d’emprunt) a attiré plusieurs mineurs entre ses filets dans la région de Mons. L’homme âgé de 28 ans à l’époque avait le même modus operandi. C’est via le réseau social Snapchat que Mathieu prenait contact avec ses victimes. C’est notamment le cas du pauvre Milo (prénom d’emprunt), âgé de 12 ans, qui a cru à une véritable histoire d’amour.

”À 12 ans, c’est la rentrée en secondaire, les bons moments qu’on souhaiterait revivre mais Milo ne pourra jamais soulever les mêmes propos”, a indiqué l’avocate de la partie civile. Dans un premier temps, les deux personnes avaient des échanges banals. Mais les discussions ont rapidement pris un caractère sexuel. Fou amoureux, Mathieu a organisé une première rencontre au sein d’un Airbnb en réservant une chambre : “idéale pour une nuit de couple”.

Du haut de ses 12 ans, l’enfant ne faisait pas son âge. La gérante de l’établissement a d’ailleurs été interpellée par cette réservation et a donc posé des questions au prévenu. Il a rapidement répliqué qu’il s’agissait de son cousin.

Mathieu a procédé de la sorte à deux reprises. Son principal objectif était de commettre des actes sexuels avec sa victime “du moment” (baisers langoureux, câlins, caresses). Une histoire qui fait froid dans le dos… D’autant plus que le prédateur conservait dans son téléphone portable, un vrai journal intime concernant ses rencontres. Les enquêteurs ont effectivement relevé plusieurs notes plus accablantes les unes que les autres dans lesquelles le prévenu évoquait ses objectifs et ses ressentis. Il avait notamment précisé vouloir rencontrer entre 15 et 20 jeunes garçons courant de l’année 2021.

Aujourd’hui, Mathieu poursuit un suivi psychologique afin de contrôler ses attirances pour les mineurs d’âge. Milo quant à lui s’isole énormément depuis les faits. “Il ne sort de sa chambre que pour passer à table et participer à ses activités sportives”, ont évoqué ses parents. Une peine de prison assortie d’un sursis probatoire le plus large possible a été requise. D’après l’avocat du prévenu, son client “n’est pas un monstre mais possède des déviances sexuelles”. Une suspension probatoire a été sollicitée. Jugement le 15 février.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...