Mons : un appel aux investisseurs pour penser le devenir du stade Tondreau

L’appel sera lancé prochainement. Un jury sera chargé d’étudier la recevabilité des projets.

Emeline Berlier
Mons, Stade Tondreau
La ville entend reconvertir un chancre en menant à bien ce projet. ©Ugo Petropoulos

2023 sera-t-elle l’année durant laquelle le stade Tondreau bénéficiera d’une reconversion ? L’espoir semble permis. Alors que fin 2020, le conseil communal de Mons décidait de vendre les tribunes 3 et 4 du stade, aucun projet n’avait jusqu’ici été proposé. Le collège communal entend changer la donne en lançant prochainement un appel à manifestation d’intérêt. Des candidats investisseurs pourront ainsi présenter leur projet et, une fois retenus, racheter les deux tribunes pour concrétiser celui-ci.

“C’est l’aboutissement d’une très longue période d’étude juridique, qui s’est étalée sur pratiquement deux années”, confie Maxime Pourtois (PS), échevin en charge de l’urbanisme. “Pas parce que, pendant ce temps, nous allions à la pêche, mais parce qu’il s’agit d’un dossier qui, à mon sens, a peu d’égal. D’un point de vue notarié, on sort une partie du bâtiment faisant partie d’un ensemble. Il faut tenir compte des enjeux urbanistiques et de reconstruction… C’est très complexe.”

Pour l’échevin, l’appel à manifestation d’intérêt représente la meilleure des options. “Concrètement, on dit : on a deux tribunes à vendre. Elles doivent être démolies pour qu’un nouveau projet se développe. Venez et proposez ce qui vous semble être le meilleur des projets. C’est une formule qui laisse énormément de possibilités.” Les candidats devront en revanche tenir compte du fait que les lieux devront rester accessibles aux supporters.

À ce jour, l’appel n’a encore été officiellement lancé, puisque le conseil communal devra prendre connaissance des desseins de la majorité PS-Ecolo. Deux phases seront ensuite nécessaires pour espérer aboutir. La première, c’est l’appel aux investisseurs. “On leur précise ce que nous, on estime aujourd’hui comme terrain disponible et les besoins dont on a connaissance dans le quartier, sans pour autant fermer de portes”, précise Maxime Pourtois.

La seconde phase, déjà plus concrète, concerne l’analyse des candidatures par un jury, au regard de divers critères, tels que la qualité architecturale ou l’intégration du projet. “Pourquoi ne pas envisager un mix de fonctions, entre du logement, des surfaces dédiées à la médecine sportive, une surface commerciale pour les habitants du quartier,… Rien n’est figé mais ce sont des demandes dont on a connaissance.”

Le jury, s’il n’est pas encore constitué, rassemblera différents départements de la ville – citons l’urbanisme, les travaux, l’environnement ou encore la mobilité – auxquels pourraient s’adjoindre des experts, notamment juridiques. “Pour la ville, c’est triplement intéressant. Elle ne supporte pas les coûts importants de développement du projet. Elle se débarrasse d’un chancre en centre-ville et le reconvertir et, enfin, préserve la dimension sportive en insistant sur l’accessibilité des lieux aux supporters. ”

Côté finances, l’opération est évidemment intéressante pour la ville. Les candidats devront quant à eux être prêts à débourser les 416 000 euros de l’estimation réalisée par un expert indépendant. Si le jury valide le projet, le lauréat deviendra officiellement propriétaire des deux tribunes.

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