Mons : des nids-de-poule rebouchés sur une dizaine de voiries grâce au camion de projection de tarmac à froid

Certains Montois doutent de l’utilité de l’outil. Il est pourtant utilisé dès que les conditions météo le permettent.

Emeline Berlier
Le camion de projection de tarmac à froid est bel et bien utilisé par la ville de Mons.
Le camion de projection de tarmac à froid est bel et bien utilisé par la ville de Mons. ©E.Brl.

Le travail ne manque pas mais impossible d’être partout. En septembre dernier, la ville de Mons présentait sa nouvelle acquisition, un camion à projection de tarmac. Révolutionnaire dans son genre, ce dernier permet aux équipes d’intervenir de manière directe et durable sur les voiries en mauvais état. Les nids-de-poule sont ainsi rebouchés en quelques minutes à l’aide d’une émulsion contenant des granulats, jusqu’à cinq fois plus durable qu’une réparation à froid.

L’attente des citoyens était évidemment grande, tant les nids-de-poule sont nombreux sur l’entité montoise. Et les quelques jours de température négative cet hiver n’ont pas arrangé la situation. Pour autant, certains citoyens doutent de l’utilisation ou de l’efficacité de la machine. “Je ne l’ai encore jamais vu en action, ce n’est pourtant pas le travail qui manque”, écrit un internaute, dont l’avis a rapidement été partagé par d’autres citoyens qui se plaignent de l’état des chaussées.

Renseignements pris, il s’avère que les interventions se sont bel et bien multipliées ces derniers mois. “Plusieurs voiries ont été traitées depuis la mise en service du camion à la mi-septembre”, confirme-t-on du côté du service communication de la ville de Mons. “En dehors de quelques interventions plus localisées, il est intervenu à la rue du Moulin d’en haut à Flénu, à la rue Général Leman à Jemappes, à la rue du pont du Prince à Nouvelles, à la rue du Delta et au Chemin à Canon à Mons, ainsi qu’à la rue de Wallonie et sur la place de Ghlin.”

Deux types d’intervention sont possibles : de manière préventive, lorsque le tarmac commence à craqueler ou de manière curative, lorsque le trou est déjà bien formé. Quelques minutes seulement suffisent pour le reboucher. “Il ne nous est cependant pas possible d’utiliser le camion par temps de pluie, ni quand les températures sont inférieures à cinq degrés. Ces contraintes ont forcément limité l’utilisation de l’outil ces derniers mois.”

Pour que l’intervention soit possible – et efficace –, les prévisions météorologiques à moyen terme doivent être sèches et supérieures à cinq degrés, “car il nécessite une certaine logistique, avec des phases de nettoyage à respecter”, précise encore la ville. “Le matériel sera à nouveau utilisé plus régulièrement lorsque les conditions météo seront favorables. Si c’est le cas, lorsque la demande de comblement de nid-de-poule est réceptionnée, on intervient avec du tarmac projeté. Si ce n’est pas possible, on continue à intervenir avec du tarmac à froid afin d’éviter les accidents.”

Les deux méthodes coexistent donc toujours et se veulent complémentaires. Du côté de la ville, on n’exprime en tout cas aucun regret d’avoir procédé à cette acquisition coûteuse (450 000 euros) et unique dans la région… D’autant qu’entre une décision de réfection de voirie et une exécution, deux ans s’écoulent généralement. On insistera cependant sur le fait que l’outil n’a pas vocation à se substituer aux travaux de réfection en profondeur planifiés par la ville.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...