Un Montois accusé de viol sur trois mineures

Âgé de 51 ans, le prévenu est poursuivi pour des faits de viol à l’égard de trois mineures dont sa belle-fille, sa fille et sa meilleure amie. À la barre du tribunal correctionnel de Mons, il a totalement nié les faits.

Margaux Piron
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Présent à la barre du tribunal correctionnel de Mons, le prévenu a nié les faits. Pourtant, à travers de nombreux SMS à destination des victimes, il a ouvertement montré son implication. ©SHUTTERSTOCK

Un père de famille de 51 ans risque 6 ans de prison pour viol à l’égard de sa belle-fille, sa fille et sa meilleure amie toutes les trois mineures au moment des faits. “Il a pourri la vie de plusieurs jeunes filles”, a indiqué le représentant du ministère public lors de son réquisitoire.

C’est d’abord Barbara (prénom d’emprunt) la belle-fille du prévenu, qui a brisé le silence en se présentant auprès des services de police. Elle a alors déclaré être victime d’attouchements et de viol depuis l’âge de 9 ans.

Au cours de son audition, la victime a expliqué avoir subi des actes odieux de manière hebdomadaire avant que cela devienne quotidien. Toujours selon ses dires, son beau-père la menaçait d’en parler à autrui.

Le 12 mai 2019, Marie (prénom d’emprunt) la fille du prévenu s’est également confiée sur les agissements de son père à son égard auprès d’une éducatrice de quartier. Elle a précisé qu’il lui offrait de nombreux cadeaux en échange de son silence. Alors âgée de 13 ans, elle a interdit à la professionnelle de dénoncer les faits mais vu la gravité, une plainte a par la suite été déposée.

La meilleure amie de Marie a aussi révélé un comportement inquiétant de la part du prévenu. Un jour où elle était seule en sa présence, l’homme de 51 ans s’est approché d’elle en mettant la main dans sa culotte. Elle a indiqué que lorsqu’elle dormait chez Marie, le prévenu les caressait au niveau de leur sexe par-dessus la couette. Face à de telles déclarations et vu le mal-être de sa fille, la mère de la victime a décidé de porter plainte.

Présent à la barre du tribunal correctionnel de Mons, le prévenu a nié les faits. Pourtant, à travers de nombreux SMS à destination des victimes, il a ouvertement montré son implication.

Des photos pédopornographiques retrouvées sur l’ordinateur portable

Marie a également indiqué avoir aperçu des photos de petits garçons nus sur l’ordinateur portable de son père. Une perquisition a donc eu lieu au domicile du Montois. Sur place, les enquêteurs ont effectivement découvert une série de photos pédopornographiques.

Dans un premier temps, le prévenu a même tenté d’inculper la meilleure amie de sa fille en précisant qu’elle utilisait également l’ordinateur. À la barre du tribunal correctionnel de Mons, il a déclaré que les images avaient été téléchargées toutes seules à force de consulter des sites pornographiques.

Barbara a toutefois tenu à revenir sur ses déclarations en rédigeant une lettre destinée au tribunal. La jeune fille a expliqué que ses accusations étaient une sorte de vengeance à l’égard de sa mère et de son beau-père qui n’approuvaient pas sa relation avec son petit ami de l’époque. L’avocat de la défense n’a d’ailleurs pas hésité à pointer du doigt cette lettre de rétractation. Pour la partie civile, Barbara craignait surtout les conséquences de sa plainte. Jugement le 21 décembre.

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