Assises Hainaut: le procès de l’ancien commissaire accusé d’assassinats a débuté à Mons

Le procès de Francis Vandy, 72 ans, ex-commissaire divisionnaire de la PJ, a débuté lundi devant la cour d’assises du Hainaut. Il est accusé de l’assassinat de deux hommes.

Belga
Assises Hainaut: le procès de l’ancien commissaire accusé d’assassinats a débuté à Mons
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Francis Vandy est accusé d’avoir assassiné deux hommes de nationalité roumaine, qui pêchaient dans son étang à Forchies-la-Marche, le 28 août 2019. Une détention d’armes et de munitions, sans autorisation, lui est également reprochée. 

Le lendemain des faits, une dame de nationalité roumaine se rend dans un poste de police de Bruxelles, signalant que son compagnon, Gabriel Ghelmegeanu, n’est pas rentré chez lui. La veille, Constantin Tomescu l’a emmené pêché à Forchies-la-Marche, près de Charleroi, là où il a vécu jusqu’en mai 2019. 

Le 28 août, une habitante de Forchies-la-Marche appelle la zone de police des Trieux pour signaler la présence d’une voiture immatriculée en Belgique, laquelle n’a pas bougé depuis la veille. L’immatriculation est au nom de Constantin Tomescu. 

La police se lance à la recherche des deux hommes et découvre deux corps dans les taillis d’un bosquet. Les tatouages sur les corps des victimes permettent de les identifier. Il y a des traces de traînées de sang. Une douille d’un calibre 9mm Luger est retrouvée à proximité des deux cadavres. 

Une riveraine informe en outre les enquêteurs que, le 28 août vers 20h30, elle a entendu des détonations. 

La parcelle sur laquelle se trouvent les deux corps appartient à un ancien commissaire de la police fédérale à Charleroi et à son épouse. Un proche de Constantin Tomescu raconte que, quelques mois plus tôt, ils avaient été menacés par deux hommes, dont un était armé. Il reconnaît Francis Vandy sur un panel photographique. 

Francis Vandy fait figure de suspect numéro un. Son domicile est perquisitionné le 30 août. Chez lui, les enquêteurs retrouvent un véritable arsenal, ainsi que des douilles de calibre 9 mm. 

L’autopsie permet de retirer des projectiles des corps des victimes. Selon un expert en balistique, il s’agit de projectiles à tête creuse comme les munitions en dotation au sein des forces de l’ordre. Il pourrait s’agir d’un pistolet semi-automatique Glock.

Or, Francis Vandy a été policier au sein de la Police Judiciaire Fédérale et, au moment de sa mise à la retraite, il n’a pas remis son arme de service, qu’il a signalée comme étant disparue dans des circonstances particulières, sur la base de la seule déclaration de l’intéressé.

Francis Vandy est placé sous mandat d’arrêt le 17 octobre 2019.