Les brasseurs montois touchés par la guerre en Ukraine

Le prix des céréales et des bouteilles risque de pousser les prix à la hausse.

Ugo Petropoulos
Les brasseurs montois touchés par la guerre en Ukraine

La guerre en Ukraine provoque une hausse des prix et provoque un casse-tête tant du côté des consommateurs que des producteurs. Si la flambée des prix des énergies fossiles est la plus spectaculaire, le secteur de l'agriculture n'est pas en reste et cela se ressentira bientôt dans nos assiettes…et dans nos verres.

Ainsi, les brasseurs font face à une hausse généralisée de leurs charges et de leurs fournisseurs. Alors qu'elle n'a même pas encore vendu une bouteille, la Brasserie de Londres qui se prépare à lancer de manière imminente la commercialisation de la nouvelle Montoise made in Mons fait face à des obstacles imprévus dans le lancement de sa production, directement dus au contexte international.

"Très concrètement, nous subissons l'augmentation du prix des bouteilles. On est à une augmentation de 25%. Deuxième élément: c'est le gaz et le troisième le malt d'orge", explique Greg Piotto, administrateur de la jeune brasserie. Les céréales sur le marché international sont en train de bondir et même si on travaille avec de l'orge belge, il grimpe également. Avec la chauffe, la céréale et la bouteille, on est sur des augmentations significatives."

Une situation qui questionne déjà les prévisions budgétaires avant le lancement de la vente des premiers brassins produits à Mons. "Avec le Covid, cela fait deux ans que l'on fait le gros dos, on commence à avoir une certaine expertise. Mais comme il y a un long délai entre le moment de production et le moment où nous vendons, il y a un espoir que la situation se calme et que l'on puisse prendre sur nous, mais si ça devait perdurer, on serait obligé de le répercuter."

D'autant que la brasserie n'a aucune marge de manœuvre pour réduire ses coûts énergétiques et autres. "Il y a toujours possibilité d'acheter des bouteilles, mais on ne sait pas négocier les volumes, ni les prix." Si elle n'est pas indolore, la situation ne retarde pas la brasserie dans ses plans de lancement. "On vous attend le 24 mars pour vous faire découvrir de la nouveauté", conclut Greg Piotto. Rendez-vous est pris.