Mons: Ambroise Paré se prépare aux répercussions de la guerre en Ukraine

Une attention particulière est prêtée à la sécurité informatique.

Ugo Petropoulos
Mons: Ambroise Paré se prépare aux répercussions de la guerre en Ukraine

À peine la crise sanitaire liée au Covid-19 passée (ou mise entre parenthèses), les hôpitaux du pays doivent-ils s’attendre à traverser une nouvelle zone de turbulences à cause la guerre en Ukraine? Si le théâtre des opérations belliqueuses menées par la Russie semble lointain, ses conséquences se font déjà ressentir chez nous quant à l’accueil de réfugiés. Et à terme, les hôpitaux pourraient également subir les conséquences de ces événements sur deux plans: l’accueil de blessés d’une part et la menace cybercriminelle d’autre part.

Si pour l’instant le fonctionnement quotidien des structures hospitalières n’est pas impacté, certains se préparent aux différentes éventualités, comme le CHU Ambroise Paré. “À notre niveau, le service informatique a pris la semaine passée des mesures préventives qui visent à bloquer tout trafic en provenance de Russie, d’Ukraine, mais aussi de Chine, explique Kévin Baes, chargé de communication de l’hôpital. En plus de cela, tout un travail de formation est mis en place. Les membres du personnel sont invités à réaliser une formation en ligne obligatoire concernant la sécurité des mails, des pièces jointes, des liens, etc. Cette formation est obligatoire pour tous les membres du personnel et consiste en une vidéo explicative suivie d’un questionnaire à choix multiple à remplir pour montrer qu’on a bien suivi et compris les explications.”

Actuellement, l’hôpital n’a pas observé d’activité anormale autour de ses serveurs et données informatiques. “Peut-être que si de réelles attaques sont remarquées, d’autres mesures seront prises, mais pour l’instant nous agissons de manière préventive.” Notons que les hôpitaux constituent des cibles potentielles pour les cybercriminels, comme on a pu en attester à Tournai, quand une attaque informatique a presque paralysé l’activité du CHWapi en janvier 2021.

Concernant l’éventuel accueil de patients en provenance d’Ukraine ou de Russie, il n’y a rien d’acté pour l’instant, les instances hospitalières étant en attente d’informations en provenance du gouvernement fédéral. “Si on voit qu’il est nécessaire d’aider, un comité sera mis sur pied, comme nous avons pu en avoir un pour la gestion de la crise Covid. Nous sommes prêts à réserver des lits, mais nous attendons les instructions.”