William, mortellement agressé sur un parking à Saint-Ghislain: 10 ans de prison requis contre Logan B.

Le 6 novembre 2019, William était sauvagement agressé sur le parking de l’Aldi à Tertre, pour une histoire futile de circulation. Le procès de son agresseur présumé est en cours.

William, mortellement agressé sur un parking à Saint-Ghislain: 10 ans de prison requis contre Logan B.

Une peine de dix ans de prison a été requise, lundi, par le ministère public contre Logan B, 34 ans. Ce Dourois est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Mons pour avoir porté des coups à William Guichart, sur le parking d’un magasin à Tertre (Saint-Ghislain).

Les faits se sont produits le 6 novembre 2020, vers 18 h 00, William Guichart a été roué de coups par Logan B. parce que ce dernier n’avait pas apprécié la conduite de la victime. Logan a ensuite roulé sur la victime, couchée sur le sol, avec sa voiture et il a pris la fuite. William est ensuite décédé sur le parking de l’Aldi de Tertre d’une décompensation cardiaque aigüe.

Son décès avait provoqué un vif émoi dans la région, car l’entraineur d’athlétisme était un homme très apprécié mais aussi parce que c’est un motif futile qui est à l’origine de cette sévère agression.

Sous surveillance électronique et interdit de conduite

L’avocat des parties civiles, Me Discepoli, rappelle au tribunal que William n’avait commis aucune faute de conduite, s’arrêtant seulement pour laisser la priorité de droite à un autre automobiliste. «Cela n’a pas plu au prévenu et il a suivi la victime pour lui ôter la vie sur un parking, en s’acharnant sur lui».

Lors de l’instruction d’audience, le prévenu a émis des regrets, précisant qu’il était impulsif et qu’il avait toujours l’impression d’avoir raison. «Il y a des rappels à l’ordre depuis des années. Au moment des faits, il est sous surveillance électronique et il est au volant d’une voiture alors qu’il ne peut pas conduire, car il n’avait plus de permis de conduire», s’est insurgé Me Discepoli.

Le substitut du procureur du roi a déclaré que l’enquête avait été difficile, faute de témoins, avec deux versions contradictoires entre le prévenu et sa compagne, interpelés le soir même vers 20 h 00. «Ils ont essayé de reporter la faute sur la victime mais tous les éléments vont dans le sens inverse. C’est bien le prévenu qui a poursuivi la victime et qui a porté les premiers coups», a déclaré le magistrat du parquet.

Un violent qui se victimise

Les coups furent d’une extrême violence, mais, selon le légiste, c’est la violence des coups qui a entrainé un stress cardiaque chez la victime, sujette à des problèmes cardiaques. Toutefois, un sévère traumatisme crânien, une mâchoire fracturée et un œil crevé ont été relevés lors de l’autopsie.

La victime, un homme décrit comme bienveillant et bagarreur, n’avait aucun antécédent judiciaire alors que le prévenu a un casier judiciaire fort chargé. Le procureur du roi a écarté toutes causes d’excuse comme la provocation ou la légitime défense.

Le prévenu est aussi poursuivi pour une autre scène de violence qui a eu lieu en juillet 2019 dans une station-service de la région de Mons. Serge, la cible de l’agression, a été insulté et frappé par le Dourois qui bloquait la circulation. «Là aussi, il s’est présenté en victime et il a eu une réaction totalement disproportionnée», a conclu le procureur qui a détaillé les lourds antécédents judiciaires du prévenu.

Pour la défense, l’enquête a été «polluée»

La défense, représentée par Me Maurice, estime que l’enquête a été polluée par les médias. «L’ensemble des éléments du dossier ne permettent pas de dire qu’il ment dès le début de la scène, ce qui n’a aucune incidence sur la fin».

Logan B. avait été inculpé de meurtre par le juge d’instruction, «car le magistrat instructeur avait été informé que le prévenu avait roulé volontairement sur la tête de la victime, ce qui a été exclu par le rapport du médecin légiste», a insisté l’avocate qui estime qu’une peine maximale est une double condamnation.

Jugement le 28 juin.