PHOTOS | Le vide a remplacé le Passenger à Mons

En une journée, c’était fini du Passenger d’Arne Quinze à Mons. Ce mardi, le calme est revenu et l’assemblage monumental de bois a disparu devant le palais de justice

Il n’aura effectivement fallu qu’une journée pour détruire et évacuer le Passenger, l’œuvre monumentale construite par Arne Quinze à l’occasion de Mons 2015, capitale européenne de la culture. Ce mardi, un calme plutôt pesant régnait en haut de la rue de Nimy, en contraste par rapport à la journée d’hier rythmée par le bruit des planches cassées se fracassant sur les pavés et le bip-bip des engins de démolition.

Ce mardi, il ne restait plus aucune trace de l’œuvre, même les supports en béton ont déjà disparu. Les planches ont été embarquées en camion-benne pour être recyclées en panneaux de construction et en pâte à papier, afin de s’inscrire dans une démarche d’économie circulaire chère à l’artiste.

Sur l’esplanade du vieux palais de justice, qui n’a plus aucun cache-misère, c’est donc le vide qui s’est installé après six ans de présence du Passenger, une étape à part entière dans le processus artistique d’Arne Quinze.

Ce dernier n’en a pas fini avec Mons pour autant: une exposition lui sera consacrée au BAM dès le 29 mai. Elle retracera 25 années de son parcours artistique et présentera l’univers artistique de l’artiste inspiré de la nature.

 Le Passenger, lors de sa destruction lundi 12 avril.
Le Passenger, lors de sa destruction lundi 12 avril. ©© Jacques Duchateau