8,35 millions€ pour promouvoir le vélo au quotidien à Mons-Borinage et dans le Centre

10 communes du Cœur du Hainaut recevront un subside variant de 300 000€ à 1 700 000€ pour développer une véritable stratégie de développement de l’usage du vélo au quotidien.

U.P.
8,35 millions€ pour promouvoir le vélo au quotidien à Mons-Borinage et dans le Centre
La Ville de Mons a été retenue commune pilote Wallonie Cyclable, comme 9 autres communes de Mons-Borinage et du Centre. ©Ville de Mons/ Oswald Th.

Ce jeudi, le gouvernement wallon a adopté la liste des Villes et communes sélectionnées à la suite de l’appel à projets «Communes pilotes Wallonie Cyclable» qui avait été lancé en septembre 2020, sur proposition du Ministre de la Mobilité Philippe Henry.

Plusieurs communes des territoires de Mons-Borinage et du Centre avaient déposé leur candidature. Ce sont finalement 10 communes qui ont été retenues. Des catégories de communes ont été fixées en fonction du nombre d’habitants et pour chacune des catégories, un montant a été déterminé.

Mons et La Louvière décrochent ainsi un financement de 1,7 million€. Binche aura droit à 1,3 million€. Saint-Ghislain, Soignies et Braine-le-Comte disposeront de 750 000€. Dour, commune de l’ancien ministre de la Mobilité, décroche 500 000€. Enfin, Estinnes, Le Rœulx et Seneffe disposeront de 300 000€ pour leurs projets.

Notons que ce sont surtout les communes du Centre qui ont saisi la balle au bond. Dommage que les communes boraines, exceptées les trois sélectionnées, n’aient pas été aussi dynamiques, le potentiel vélo y étant élevé au vu de la densité de population…

En tout, 173 communes wallonnes ont déposé une candidature auprès du SPW Mobilité. 116 dossiers ont obtenu la moitié des points et ont été sélectionnés pour recevoir un subside, ce qui représente un subside global de 61,2 millions€.

Agir sur plusieurs volets

Les communes ont été jugées suivant leur stratégie de développement de l’usage du vélo au quotidien, à travers un réseau structurant reliant différents pôles d’attractivité (gare, commerces, zoning, administration, hôpital, école…).

L’amélioration du confort et de la sécurité des cyclistes, grâce à l’aménagement d’infrastructures séparées ou à la limitation et le contrôle de la vitesse fut un autre critère déterminant.

Enfin, le projet communal devait également prendre en compte la problématique du stationnement des vélos, ainsi que la sensibilisation à la pratique du vélo comme mode actif.

Il est à noter que la Région financera les travaux subsidiables à hauteur de 80%, le complément étant amené par la commune. Le soutien wallon aux communes en matière d’infrastructures de mobilité active devrait connaître une suite à ce premier appel à projet, le Ministre de la Mobilité prépare une seconde manche pour les années 2022-2024 et pour laquelle les modalités sont en cours de réflexion.