La culture s’est figée à Mons: «On savait déjà qu’on n’était pas grand-chose avant le Covid, mais là…»

À Mons comme dans tout le pays, le monde culturel s’est figé 15 minutes pour appeler à l’aide. Sur place, des artistes, mais aussi des techniciens qui aujourd’hui ne savent plus payer leur loyer.

Ugo Petropoulos
La culture s’est figée à Mons: «On savait déjà qu’on n’était pas grand-chose avant le Covid, mais là…»
Tel un renard empaillé, le monde de la culture s’est figé à Mons, du chanteur lyrique à la technicienne de scène. ©Ugo PETROPOULOS

14 h sur la Grand-Place de Mons. Alors que quelques personnes sirotent une bière à l’ombre des parasols des terrasses des cafés, quelques dizaines de personnes s’éparpillent au cœur de la place. L’une sort son violon, l’autre son accordéon, un jeune homme déclame des vers et une danseuse s’étire. Puis à 14 h 15 retentit un son de corne de brume. Et chacun se fige, sous le cagnard, telle une statue. L’(in)action dure 15 minutes, les badauds oscillent entre interrogation et indifférence.