Comment l’économie circulaire hennuyère permet de rouler sur son ancienne voiture

L’économie circulaire est devenue très concrète dans le Cœur du Hainaut, où les enrobés routiers sont fabriqués à partir de ferrailles.

U.P.
Comment l’économie circulaire hennuyère permet de rouler sur son ancienne voiture
Les matières broyées par Cormet Traitement (en haut), utilisées dans le bitume de Wanty (en bas) ©IDEA

L’économie circulaire est en vogue, à un point tel que désormais, des campagnes de recrutement spécialement dédiées au secteur s’organisent ponctuellement.

Mais comme tout concept nouveau, il peut être difficile à cerner. L’économie circulaire, c’est transformer un déchet d’un secteur en matière première d’un autre secteur. Exemple très concret dans le Cœur du Hainaut (Mons-Borinage et Centre), où l’intercommunale IDEA oriente les entreprises du territoire pour développer des synergies.

Du métal au bitume

Comme celle entre Comet Traitement et Wanty. Comet Traitement est un groupe familial aux diverses implantations (Obourg, Strépy…) qui collecte et recycle les vieux métaux: ferrailles légères, véhicules hors d’usage, vieux appareils électroménagers, équipement électrique et électronique…

Comet convertit par exemple les résidus de broyage de déchets métalliques en carburants liquides et en carbone et annonce un taux de valorisation de plus de 97%. Des résidus de broyage sont extraits une fraction sableuse qui entre dans la fabrication d’enrobés bitumineux, en substitution du sable de mer.

Cette fraction sableuse est utilisée par le Groupe Wanty, géant wallon des travaux publics. Avec TRBA, spécialiste du revêtement routier, le groupe binchois est actionnaire des Enrobés du Centre, qui produisent quelques 300 tonnes à l’heure d’enrobés. Leur programme de recyclage de déchets permet d’incorporer jusqu’à 50% de matériaux recyclés dans le produit fini.

Dans lequel on peut retrouver quelques poussières de votre voiture déclassée.